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16/12/2012 09:55 EST | Actualisé 15/02/2013 05:12 EST

Affaire Rose: le grand-père, Ronny Ron, fait appel de sa condamnation à vie

Le grand-père israélien d'une enfant française de 4 ans, Rose, condamné à la prison à vie pour le meurtre de la fillette, a fait appel de la décision dimanche, et accusé du meurtre son ex-partenaire et mère de la fillette, ont rapporté les médias israéliens.

Dans son appel, Ronny Ron affirme qu'il n'a pas tué Rose. "Je ne suis pas le meurtrier. Je n'avais aucune raison de tuer Rose, je l'aimais beaucoup", affirme-t-il, selon le site d'informations en ligne Ynet.

Ronny Ron affirme que c'est Marie-Charlotte Renaud, la mère de la fillette, qui a tué Rose et qu'il l'a seulement aidée à jeter le corps dans une rivière, selon la même source.

Ronny Ron a déjà changé plusieurs fois sa version des faits, qui remontent à 2008.

L'affaire de la "petite Rose" avait suscité l'émoi en Israël lorsque le corps de la fillette, née d'une première union de Mme Renaud avec le fils de Ronny Ron, avait été retrouvé par une unité de plongeurs de la police dans les eaux boueuses de la rivière Hayarkon, à Tel-Aviv, le 11 septembre 2008.

Le tribunal de Petah Tikva, près de Tel-Aviv avait reconnu le 19 mai 2011 le grand-père coupable de meurtre et la mère d'incitation au meurtre, et les avait condamnés à la prison à vie.

Le grand-père, devenu le nouveau compagnon de Mme Renaud, avait fait des aveux juste après son arrestation, déclarant avoir battu l'enfant à mort avant de mettre le corps dans une valise et de la jeter dans une rivière.

Il est ensuite revenu sur ces aveux et avait évoqué, tout comme la mère, une mort accidentelle.

Selon le rapport d'autopsie, la petite fille aurait pu être tuée par un ou plusieurs coups à la tête. Et l'acte d'accusation a affirmé qu'il y avait eu une "décision conjointe et préméditée de tuer Rose".

Après avoir vécu en France avec son père, Rose avait été confiée en 2007 par un tribunal français à la garde de sa mère.

Ronny Ron, un chauffeur de taxi, vivait avec Marie-Charlotte Renaud, sa cadette de 22 ans, avec laquelle il avait eu deux petites filles qui ont été placées par les services sociaux le jour de l'arrestation de leurs parents.

L'acte d'accusation fait le récit chronologique des évènements qui ont mené à la mort de Rose. Il explique notamment que la famille recomposée n'est pas parvenue à effectuer l'intégration de la fillette.

"A la suite de ces difficultés, les deux accusés ont décidé qu'ils ne voulaient plus que Rose continue à vivre avec eux." Marie-Charlotte a menacé "de se suicider" si Rose restait avec eux, précise le document.

dms/sw