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15/12/2012 01:10 EST | Actualisé 14/02/2013 05:12 EST

Patriot: l'Ouest "ourdit des plans pour une Guerre mondiale" (responsable militaire iranien)

Les pays occidentaux "ourdissent des plans pour une Guerre mondiale" en prévoyant de déployer des batteries de missiles Patriot à la frontière entre la Turquie et la Syrie, a estimé samedi le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Hassan Firouzabadi.

"Les pays occidentaux, en cherchant à installer des Patriot à la frontière turco-syrienne, ourdissent des plans pour une Guerre mondiale. C'est très dangereux pour l'humanité et même pour l'avenir de l'Europe", a déclaré le haut responsable militaire, cité par l'agence Isna.

Les batteries de missiles Patriot sont "un grand sujet d'inquiétude" et chaque batterie "est un point noir sur la carte pour créer une Guerre mondiale" a ajouté le général, coutumier des déclarations fracassantes alors que l'Iran est l'un des plus fidèles alliés du régime de Bachar al-Assad.

Il a invité "les sages et les élites en Europe, aux Etats-Unis et en Turquie" à "rapidement enlever les (batteries de) Patriot avant d'allumer un feu que personne ne pourra éteindre".

Les Etats-Unis vont déployer deux batteries de missiles Patriot et 400 soldats, dans le cadre de l'Otan, pour renforcer les défenses de la frontière turque face à la violence de la guerre civile en Syrie. L'Allemagne et les Pays-Bas vont également envoyer des batteries de Patriot en Turquie, à la demande de ce pays qui soutient les rebelles luttant contre le régime syrien.

En août, le général Firouzabadi s'en était déjà pris à la Turquie en accusant Ankara, avec d'autres pays voisins, de favoriser "les objectifs belliqueux du Grand Satan, les Etats-Unis". Et en novembre 2011, il avait assuré que l'Iran "punirait" Israël pour toute attaque éventuelle contre ses installations nucléaires.

La Turquie avait aussi été prise pour cible en décembre 2011 par le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution. Il avait averti qu'en cas de menace, l'Iran comptait "d'abord prendre pour cible le bouclier de défense antimissile de l'Otan en Turquie" avant de passer ensuite "à d'autres cibles". Le militaire avait été toutefois rappelé à l'ordre par le chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, qui avait critiqué des "propos irresponsables".

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