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15/12/2012 09:13 EST | Actualisé 14/02/2013 05:12 EST

Mouallem dénonce les sanctions contre Damas devant une responsable de l'ONU

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a appelé samedi la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, en visite à Damas, à intervenir pour la levée des sanctions contre son pays en proie à un conflit dévastateur.

M. Mouallem, cité par l'agence officielle Sana, a affirmé à Mme Amos que les sanctions économiques imposées à la Syrie par les Etats-Unis et l'Union européenne étaient "responsables des souffrances endurées par les citoyens syriens", demandant que l'ONU intervienne pour "les faire annuler".

Il a également demandé que "l'ONU porte ses efforts sur la réédification des infrastructures et hôpitaux qui ont été détruits par les bandes terroristes armées" en Syrie, en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression du régime de Bachar al-Assad.

Le régime qualifie opposants et rebelles de "terroristes".

M. Mouallem a encore souhaité "coordonner" avec l'ONU la distribution des "aides humanitaires à leurs destinataires lésés par les attaques des bandes terroristes armées contre les propriétés publiques et privées".

La responsable de l'ONU, qui a effectué samedi une brève visite à Damas, a affirmé que son bureau à Damas "continuera de fournir les aides humanitaires en coordination avec le gouvernement", selon Sana.

En raison de la dégradation des conditions de sécurité, l'ONU -qui comptait un millier de collaborateurs internationaux et locaux en Syrie-, a décidé début décembre de suspendre ses opérations dans le pays et d'y retirer son personnel international "non essentiel". Elle a maintenu une présence avec du personnel local.

Depuis mars 2011, l'Union européenne a pris 19 trains de sanctions commerciales et financières, visant des personnes proches du régime et des sociétés ou administrations, en plus d'un embargo sur le pétrole et sur les armes.

Par ailleurs, la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour les enfants, Leila Zerrougui, a visité samedi des écoles à Damas, transformées en un lieu d'habitation temporaire pour les familles déplacées, a indiqué Sana.

Lors de sa visite dans des écoles dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de la capitale et à Barzé (nord-est), ainsi que dans un centre du Croissant-Rouge à Jaramana, une banlieue sud-est, Mme Zerrougui a appelé à "éloigner les enfants des violences", affirmant qu'ils étaient "la catégorie (de la population) la plus affectée par la crise", selon Sana.

La représentante de l'ONU est arrivée vendredi à Damas pour une visite de quatre jours à l'invitation du gouvernement syrien, selon un communiqué des Nations unies.

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