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14/12/2012 10:59 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

William Burns pour des solutions "à long terme" dans la lutte antiterroriste

Le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns a plaidé vendredi à Abou Dhabi pour des solutions "à long terme" dans la lutte contre le terrorisme, un phénomène qui fait encore peser, selon lui, de "sérieuses menaces" au Sahel et dans la Corne de l'Afrique.

"Notre objectif maintenant est de mettre en place des solutions à long terme", a déclaré M. Burns en évoquant la lutte internationale contre le terrorisme, devant les participants à une réunion du Forum global de la lutte contre le terrorisme (FGLT) dans la capitale des Emirats arabes unis.

"Grâce à la coopération internationale, Al-Qaïda trouve qu'il est plus difficile de trouver de l'argent, d'entraîner des recrues et de planifier des attentats en dehors de la région", a-t-il ajouté.

"Mais de sérieuses menaces persistent. Des groupes dans (les pays du) Sahel et de la Corne de l'Afrique recourent au terrorisme", a-t-il ajouté, citant les attaques et les enlèvements menés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali et les pays voisins.

Face à la montée des mouvements radicaux, il faut "promouvoir la tolérance" et aider les gouvernements à opter pour des politiques fondées "sur l'état de droit et le respect des droits de l'Homme", a insisté le responsable américain.

La réunion a marqué le lancement officiel du "Centre international de l'excellence dans la lutte conte l'extrémisme violent", baptisé Hedayah et basé à Abou Dhabi.

Ce centre, dont la mission est "de former la police, les éducateurs et les religieux", et l'Institut international de justice et de l'état de droit, qui devra être ouvert en 2013 en Tunisie, "donnent aux gouvernements des outils" dans la lutte contre l'extrémisme, a estimé M. Burns.

Le ministre marocain aux Affaires étrangères, Youssef Amrani, a cependant estimé qu'il faudrait "désormais s'attaquer aux véritables sources du terrorisme", citant en particulier "l'ignorance et le chômage".

"Sans développement, on ne peut pas y arriver", a-t-il dit à l'AFP.

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