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14/12/2012 03:41 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Technologie sur la ligne de but: "une évidence", pour Frank Lampard

Le milieu de terrain international de Chelsea Frank Lampard, à qui un but avait été refusé pour l'Angleterre contre l'Allemagne à la Coupe du monde 2010 alors que le ballon était entré dans la cage, considère la technologie sur la ligne de but comme "une évidence", a-t-il déclaré jeudi.

"Dès lors que cela s'applique spécifiquement au but, je pense que j'y ai toujours été favorable, et le mien a attiré davantage l'attention là-dessus", a-t-il expliqué à la chaîne télévisée Chelsea TV à Yokohama, avant sa demi-finale victorieuse au Mondial des clubs face aux Mexicains de Monterrey (3-1).

Tous les téléspectateurs du 8e de finale en Afrique du Sud et tout le stade ou presque, et à l'exception de l'arbitre uruguayen Jorge Larrionda, avaient vu le ballon franchir la ligne sur le tir de Lampard qui aurait permis à l'Angleterre de revenir à 2-2 dans ce match qu'elle a finalement perdu 4-1.

La technologie nouvelle "est une évidence" si elle permet un verdict sûr "là où l'oeil humain aurait des doutes", a insisté Lampard.

Chelsea rencontrera dimanche en finale du Mondial des clubs les Corinthians de Sao Paulo, dans la première compétition internationale utilisant la technologie sur la ligne de but.

Deux systèmes sont testés à cette occasion, GoalRef, qui utilise un champ magnétique et un ballon spécial, et Hawk-Eye, basé sur l'utilisation de caméras comme au tennis.

"Ca fait un bout de temps que j'y suis favorable, en particulier maintenant qu'il est clair qu'il s'agit d'un procédé rapide et simple, qui n'interrompt pas tellement le match", a poursuivi Lampard.

"Tout ce qu'on peut faire pour aider les arbitres, qui ont une rude tâche à tenter de tout voir à l'oeil nu sur le terrain, nous devons l'essayer (...) Si cela ne casse pas le jeu, et si cela pouvait ajouter un facteur d'émotion comme au cricket, alors pourquoi pas?", a-t-il conclu.

Le président de l'UEFA, Michel Platini, est résolument opposé à la nouvelle technologie.

"Je préfère donner 50 millions (d'euros) au football de base, plutôt que pour une technologie utile pour un ou deux buts par an", a-t-il encore déclaré mardi lors d'une conférence de presse à Kuala Lumpur.

"S'il y a un arbitre (derrière le but), s'il est à un mètre de la ligne et s'il a de bonnes lunettes, il peut voir si le ballon a franchi la ligne ou non", a estimé l'ancien capitaine de l'équipe de France.

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