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14/12/2012 03:29 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

Taxe sur l'alcool: Québec fait un pas, mais les restaurateurs restent mécontents

MONTRÉAL - Québec donne plus de temps aux commerçants pour payer la hausse rétroactive de la taxe sur les boissons alcooliques, une annonce qui ne satisfait pas pleinement les restaurateurs.

Dans un communiqué publié vendredi, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a indiqué que le gouvernement accordait aux commerçants jusqu'au 21 novembre 2013 pour verser à Québec le montant représentant la hausse de la taxe sur les bouteilles qu'ils possédaient avant le budget du 20 novembre.

Dans le budget, M. Marceau a haussé de 17 cents le litre (soit 26,2 pour cent) la taxe spécifique sur la bière et de 50 cents le litre (soit 25,4 pour cent) la taxe sur le vin et les spiritueux pour consommation dans un restaurant ou un bar. La taxe sur les produits consommés à la maison, qui est moins élevée, a aussi augmenté.

Avant l'annonce de vendredi, les restaurateurs, tenanciers de bars, dépanneurs et supermarchés et autres commerçants avaient jusqu'au 21 décembre pour remettre au gouvernement la somme équivalant à ces hausses sur les stocks d'alcool acquis avant le budget.

Pour certains commerçants, notamment ceux disposant d'une bonne cave à vin, la facture est salée. Plus tôt ce mois-ci, les représentants des différentes associations sectorielles ont donc rencontré le ministre dans l'espoir de faire annuler complètement cette rétroactivité.

Le porte-parole de l'Association des restaurateurs du Québec, François Meunier, a qualifié de «premier pas» et de «geste d'ouverture» l'annonce du gouvernement, mais il continue de réclamer que la hausse de la taxe ne soit pas imposée de façon rétroactive. Il entend poursuivre ses pressions sur Québec.

Nicolas Marceau a soutenu vendredi que «l'absence de prise d'inventaire sur les produits en stock pourrait avoir pour effet que les consommateurs paient des taxes qui ne seraient jamais versées au gouvernement».

Le ministre a ajouté que les commerçants ne sont pas tenus de modifier immédiatement leurs listes de prix ou leurs menus pour refléter la hausse de la taxe. Ils n'ont qu'à mentionner à leurs clients que le montant de la hausse sera ajouté aux prix, que ce soit au moyen d'affiches à l'entrée de leur établissement, sur la caisse enregistreuse ou encore d'encarts dans les menus, et ce, jusqu'à ce que les listes de prix ou les menus soient mis à jour.