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14/12/2012 01:26 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

L'Occident s'oppose à un plus grand contrôle du cyberespace

Certains pays de l'Occident, dont le Canada, ont levé le nez sur un traité de télécommunications des Nations Unies, jeudi, après que des pays rivaux, dont l'Iran et la Chine, eurent obtenu des dispositions étant interprétées comme cautionnant un contrôle accru du gouvernement sur l'Internet.

Le déroulement de cette conférence a démontré les profondes différences idéologiques qui divisent les 193 pays réunis à Dubaï, où les délégués ont révisé les codes de télécommunication mondiaux pour la première fois depuis 1988 -- des années avant l'avènement de l'Internet.

Un bloc occidental, mené par la délégation américaine, souhaitait empêcher l'adoption de toute nouvelle règle des Nations Unies sur le cyberespace, craignant qu'elle ne ralentisse le commerce électronique ou n'ouvre la porte à des restrictions supplémentaires et à une surveillance accrue des régimes totalitaires qui imposent déjà de vastes mesures de répression. Le chef d'un groupe de l'industrie des technologies a dit que ça pourrait « modifier à jamais » le web.

Un groupe rival -- formé de la Chine, de la Russie, des états arabes du golfe, des nations africaines et de plusieurs autres -- a appuyé la motion des Nations Unies favorisant la présence accrue du gouvernement dans les affaires d'Internet et demandant que la question de la domination de l'Internet par l'Occident soit abordée.

Les batailles portaient sur la langue qui pourrait influencer les perceptions de ce que signifie l'Internet comme outil moderne pour les entreprises, les moyens de communication et les sociétés -- et non pas directement sur les règles pratiques spécifiques.

Le chef de la délégation américaine, l'ambassadeur Terry Kramer, l'a décrite comme étant « un carrefour sur le point de vue collectif de l'Internet ».


Associated Press