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14/12/2012 05:12 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

Le référendum sur la Constitution en Egypte: faits et chiffres

Quelque 51,3 millions d'Egyptiens sont appelés à partir de samedi à dire oui ou non à un projet de Constitution qui divise profondément le pays.

Initialement prévu sur une seule journée, le vote aura finalement lieu sur deux jours à une semaine d'intervalle, les 15 et 22 décembre, les autorités espérant pallier l'absence de nombreux juges ayant annoncé leur boycott.

Pour être considérée comme valide, toute élection doit se faire sous supervision judiciaire en Egypte.

Dix gouvernorats doivent voter dès samedi, parmi lesquels Le Caire et Alexandrie ainsi que la région instable du Sinaï.

Dix-sept autres gouvernorats, où sont situées notamment les trois grandes villes du canal de Suez (Ismaïliya, Port-Saïd, Suez) et la célèbre cité touristique de Louxor, sont appelés aux urnes samedi 22 décembre.

Les bureaux de vote seront ouverts de 08H00 (06H00 GMT) à 19H00 (17H00 GMT). La date des résultats n'a pas encore été officiellement annoncée.

Les Egyptiens vivant à l'étranger ont commencé à voter mercredi pour quatre jours. Près de 600.000 expatriés inscrits sur les listes peuvent voter dans 150 représentations diplomatiques.

Le président Mohamed Morsi a demandé à l'armée de se déployer, en collaboration avec la police, pour assurer la sécurité pendant le vote, organisé dans un contexte très tendu. Il a aussi rendu aux militaires le droit d'arrêter des civils dans le cadre du maintien de l'ordre pendant le scrutin.

En tout, près de 250.000 membres des forces de sécurité --environ 130.000 policiers et 120.000 soldats-- sont chargés de veiller à la sécurité, selon des sources militaires et au ministère de l'Intérieur.

Pour les tenants du non, en majorité des partis et mouvements de gauche et libéraux, le projet de Constitution, "bâclé" par une commission dominée par les islamistes, ouvre la voie à une islamisation accrue de la législation et manque de garanties pour les libertés, en particulier d'expression et de religion.

Les partisans du oui, en grande partie des islamistes soutenant le président, estiment en revanche que le texte permettra de doter le pays d'un cadre institutionnel stable, la précédente loi fondamentale ayant été suspendue il y a près de deux ans, après la chute du régime de Hosni Moubarak.

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