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14/12/2012 02:56 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

Le pétrole monte à New York, aidé par la Chine, dans un marché calme

Les cours du pétrole ont terminé la séance en hausse vendredi, dans un marché calme à l'approche du week-end, soutenu par un bon indicateur chinois et par un dollar faible qui rendait les achats de brut plus attractifs.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier s'est apprécié de 84 cents, à 86,73 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Dès l'ouverture, les cours du brut ont été soutenus par la diffusion d'un rapport montrant l'expansion de l'activité manufacturière en Chine.

Or, "toute amélioration de l'économie chinoise se traduit par des attentes d'une demande en brut accrue dans le pays", a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

La progression des cours s'est poursuivie tout au long de la séance, mais le marché est resté peu animé à l'approche du week-end.

"Le marché des matières premières en général a été très calme aujourd'hui", a noté Bill Baruch, de iiTrader, qui s'est dit "surpris" de ne pas avoir observé de mouvements plus importants, au vu de la baisse du dollar.

En effet, rassurés par une relative accalmie en zone euro, les investisseurs se sont tournés vers des devises plus risquées que le billet vert, qui est considéré comme une valeur refuge.

Or une baisse du dollar rend plus intéressante les achats de brut, libellés en dollars, pour les acheteurs munis d'autres devises.

La hausse du brut était également due à un "mouvement technique", selon M. Baruch.

"Le fait que le brut ne descende pas au-dessous du seuil de 85 dollars est très important pour le marché et devrait continuer à soutenir les cours" du pétrole américain, a-t-il précisé.

Des inquiétudes persistantes au sujet des négociations budgétaires aux Etats-Unis visant à éviter une cure d'austérité forcée, qui pourrait faire replonger l'économie américaine en récession faute d'accord politique avant 2013, ont toutefois limité la hausse du marché, selon M. Lipow.

Les courtiers craignent les effets de ce "mur budgétaire" sur la vigueur de la demande en brut au sein du premier consommateur de pétrole de la planète.

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