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14/12/2012 10:27 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

La loi antiterroriste est constitutionnelle

La Cour suprême du Canada vient de rendre une série de trois jugements qui confirment la constitutionnalité de la loi antiterroriste canadienne adoptée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

La Cour juge que l'article du Code criminel qui couvre les activités terroristes est entièrement constitutionnel.

Les appels de Momin Khawaja, Suresh Sriskandarajah et Piratheepan Nadarajah sont donc rejetés.

Liberté d'expression

L'ancien ingénieur en logiciel Momin Khawaja, premier accusé en vertu de la loi, contestait l'article 83.01 du Code criminel. Khawaja soutenait qu'il portait atteinte au droit à la liberté d'expression reconnu à l'article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés parce qu'il aurait un « effet paralysant » sur l'expression des croyances et des opinions.

La Cour estime que la violence ou la menace de violence ne peuvent être protégées par la Charte.

Droit à la vie, à la liberté et à la sécurité

Momim Khawaja soutenait également que l'article 83.18 du Code criminel avait une portée excessive et portait atteinte au droit à la vie, à la liberté et à la sécurité garanti par l'article 7 de la Charte.

La Cour suprême a répondu que la portée de la loi, si elle était interprétée correctement, n'était pas excessive, puisque l'intention de commettre une infraction criminelle devrait être démontrée.

Momin Khawaja, devra donc rester en prison. Le résident d'Ottawa purge une peine d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération avant 10 ans.

Son avocat, Lawrence Greenspon, s'est dit très déçu du jugement. Il a affirmé qu'il s'agissait d'une journée sombre pour les minorités, puisque cette décision ouvrait la porte à ce qu'elles soient brimées et ciblées sur la base de leurs convictions religieuses ou de leur origine ethnique.

Il plaidait que la loi ne respectait pas la Constitution canadienne parce qu'elle allait à l'encontre de libertés fondamentales comme la liberté de religion, la liberté d'expression et la liberté d'association.

Extraditions confirmées

Par ailleurs, les juges ont également confirmé la constitutionnalité de l'extradition de deux présumés terroristes tamouls, Suresh Sriskandarajah et Piratheepan Nadarajah, qui contestaient leur expulsion aux États-Unis, où ils subiront un procès pour terrorisme en vertu de l'article 6(1) de la Charte qui protège le droit de demeurer au Canada.

La Cour a rejeté leur appel et statué que :