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14/12/2012 10:42 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

David Lemieux n'a eu besoin que d'un round et demi face à Alberto Ayrapetyan

MONTRÉAL - David Lemieux voulait un long combat pour mettre à l'épreuve son endurance, contre Alberto Ayrapetyan, vendredi au Centre Bell, lors de la demi-finale du gala Rapides et Dangereux mettant en vedette Jean Pascal. Il a encore failli à la tâche... puisque ça ne lui a pris qu'un round et demi pour obtenir la victoire par mise hors de combat.

Ayrapetyan (20-4-0, 9 K.-O.) n'avait subi qu'une défaite avant la limite, par K.-O. technique contre Sergio Martinez, avant d'affronter Lemieux (28-2-0, 27 K.-O.). Mais face au Lavallois, il a plié les genoux dès le premier round, puis abdiqué à 1:26 du deuxième quand il a reçu une droite en plein sur le nez qui lui a fait plier le cou de façon spectaculaire.

«Que ce soit seulement deux rounds, 10 ou 12, peu importe... L'important, c'est que je donne une bonne performance, que je montre une progression, que je montre que ma préparation a été bonne. Et ç'a été le cas pour ce combat, a commenté Lemieux. (Ayrapetyan) est un boxeur très solide, mais il a tendance à garder les mains ouvertes, alors j'en ai profité même si la stratégie consistait à aller au corps souvent. Quand même il a fallu travailler fort, j'en ai mal aux mains.»

Le poids moyen de 23 ans a maintenant remporté ses trois derniers combats après avoir subi deux défaites d'affilée en 2011, dont celle aux dépens de Joachim Alcine.

Eleider Alvarez (11-0-0, 7 K.-O.), qui a forcé le promoteur Yvon Michel à lui promettre un combat de championnat du monde à moyen terme chez les mi-lourds, l'a de son côté emporté par K.-O. à 2:02 du huitième round aux dépens de Danny McIntosh (13-4-0, 7 K.-O.). Le Britannique de 32 ans a montré ses talents d'encaisseur pendant la majorité du combat, mais le Montréalais d'origine colombienne a finalement trouvé la clé de l'énigme en lui assénant une large et puissante droite lors de la dernière reprise de l'affrontement.

Le mi-moyen de Saint-Émile Kevin Bizier (19-0-0, 13 K.-O.) a envoyé l'Américain de 39 ans Doel Carrasquillo (16-23-1, 14 K.-O.) deux fois au tapis à la première reprise, mais il a finalement dû se payer huit rounds de travail pour venir à bout de son opposant par décision unanime des juges. L'aspirant no 8 dans la WBA a su maîtriser ses émotions même si Carrasquillo a souvent fait le fanfaron à la suite des nombreux coups en puissance qu'il encaissait. Ç'a donné un combat à sens unique comme en fait foi le score de 80-69, 80-68, 80-67.

Chez les poids lourds, le Montréalais d'adoption Oscar Rivas (12-0-0, 7 K.-O.) a mis Lazlo Peczeli (4-3-1) hors de combat à seulement 23 secondes du premier round. Le protégé de GYM a réussi le K.-O. en complétant une combinaison droite-gauche d'un tonitruant crochet au menton du balourd et bedonnant Hongrois.

Dans un combat aux élans partagés chez les super-plumes, l'Ontarien Logan McGuinness (19-0-1, 9 K.-O.) a obtenu une décision unanime en 10 rounds de 95-93, 96-92, 97-91 aux dépens du Dominicain Carlos Manuel Reyes (23-2-1, 15 K.-O.).

Chez les mi-lourds, l'Ontarien Andrew Gardiner (6-0-0, 3 K.-O.) a fini par trouver la faille dans le style fermé du Hongrois Attila Nagy (4-6-0, 3 K.-O.) après deux rounds. Le combat s'est terminé par arrêt de l'arbitre à 1:48 de la troisième reprise.

Le premier combat de la soirée, disputé chez les poids plumes, s'est terminé après seulement 59 secondes, quand le Hongrois Richard Voros (4-11-0, 1 K.-O.), qui n'avait visiblement pas le métier de boxeur dans le sang, s'est incliné par abandon devant l'Ontarien Marc Pagcaliwangan (2-0-0, 2 K.-O.).