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14/12/2012 11:23 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

Coupe sud-américaine: Tigre "avait peur de se faire écraser" (dirigeant de Sao Paulo)

Les joueurs du club argentin de Tigre, qui ont refusé dimanche de retourner sur le terrain après la mi-temps de la finale de la Coupe sud-américaine face à Sao Paulo, ont provoqué des incidents car ils avaient "peur de se faire écraser", selon un dirigeant du club pauliste.

"Le Tigre était mené 2 à 0 et avait peur de se faire écraser en deuxième mi-temps. Les images de la télévision en témoignent. Sur le terrain, ils ont tenté de provoquer de la confusion parce qu'ils savaient qu'ils n'allaient pas avoir le contrôle du ballon. Il voulaient faire annuler le match et ils ont donc préféré rester au vestiaire plutôt que de jouer la deuxième mi-temps", a assuré Jose Francisco Manssur, l'avocat et conseiller spécial du président de Sao Paulo, au site sportif brésilien G1.

L'arbitre chilien a interrompu la rencontre, officiellement remportée par Sao Paulo (0-0 à l'aller), devant le refus des Argentins de reprendre la partie après la pause, durant laquelle ils affirment avoir été menacés avec des armes et frappés. Le début de la partie avait déjà été émaillé d'incidents entre joueurs.

A la fin de la première mi-temps, les Argentins "ont cassé tout ce qu'ils avaient sous la main. Munis de bâtons, ils ont pris la direction du vestiaire de Sao Paulo, qui était protégé par 10 agents de sécurité. L'ordre était de ne laisser passer personne. C'est ce qui s'est produit. Ils étaient 10 contre 25", a expliqué M. Manssur.

Les responsables du Tigre et ceux de Sao Paulo se rejettent la responsabilité de ces incidents, qui font l'objet d'une enquête de la police brésilienne.

Cette nouvelle polémique entre les frères ennemis du football sud-américain intervient à un moment délicat pour le Brésil, désireux de tourner la page des critiques sur les retards dans la construction des stades en vue de la Coupe des Confédérations (15-30 juin 2013) et du Mondial-2014.

M. Manssur a comparé le comportement des joueurs du Tigre avec l'épisode de la fausse blessure du gardien de but chilien Roberto Rojas lors d'un match éliminatoire pour la Coupe du monde 1990.

Le Chili était alors mené 1 à 0 par le Brésil lorsque Rojas s'était effondré, apparemment touché par un fumigène, avec le visage en sang, provoquant la suspension de la rencontre. Il avait été établi peu après que le projectile était tombé à bonne distance du joueur qui s'était lui-même infligé des coupures avec une lame de rasoir dissimulée dans ses gants.

"Vous vous souvenez de Rojas? Il avait décidé qu'il se couperait à un moment donné", a déclaré M. Manssur, accusant les Argentins d'avoir prémédité les incidents de dimanche.

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