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14/12/2012 05:57 EST | Actualisé 13/02/2013 05:12 EST

Appels robotisés: un sondage contesté en cour par l'avocat des députés en cause

OTTAWA - Un des arguments invoqués dans le dossier des appels robotisés pour contester l'élection de six députés conservateurs élus en 2011 est sans fondement, a affirmé, vendredi, leur avocat.

Lors du cinquième jour de la contestation judiciaire sur les appels frauduleux, Me Ted Frankel qui représente les députés conservateurs a allégué que la saga juridique des appels robotisés devrait cesser puisqu'un sondage présenté en preuve n'est pas valide selon lui.

Huit Canadiens, financés par le Conseil des Canadiens, un organisme citoyen, ont initié des procédures judiciaires pour renverser les résultats du dernier scrutin dans six circonscriptions.

Ils allèguent qu'une vaste campagne a été orchestrée pour empêcher certaines personnes de voter, ce qui pourrait avoir eu une incidence sur les résultats.

Selon l'avocat des députés conservateurs, un sondage du groupe Ekos Research voulant démontrer que les tactiques visant à empêcher les électeurs de voter étaient généralisées, ne pouvait être crédible.

Il est difficile, plaide-t-il, de se fier sur un sondage mené auprès de personnes anonymes, 11 mois plus tard. Les souvenirs des gens se sont estompés entre le moment du sondage et celui où les appels ont eu lieu, a souligné Me Frankel.

Invoquant le fait que plusieurs appels ont eu lieu pendant la campagne électorale, l'avocat souligne qu'il est très possible que les gens aient confondu les différents sondages. Ce serait beaucoup demander à ce tribunal que de se fier sur les réponses du sondage Ekos Research.

La défense conservatrice a passé une bonne partie de la semaine à tenter de discréditer le sondage Ekos Research et son président Frank Graves. Ce dernier a été interrogé, entre autres, sur des dons qu'il aurait faits au Parti libéral.

Steven Shrybman, qui représente les huit Canadiens contestant les résultats des élections de 2011, a déclaré, vendredi, que le fait de convoquer le président d'Ekos Research en cour n'a rien apporté de plus que du bavardage de salle d'audience.

Les six circonscriptions visées sont celles de l'Île-de-Vancouver Nord, Yukon, Saskatoon-Rosetown-Biggar, Elmwood-Transcona, Winnipeg-Centre-Sud, et Nipissing-Timiskaming.

Les audiences devraient reprendre lundi.