NOUVELLES
13/12/2012 11:38 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Vendée Globe - Bernard Stamm ralenti par "pas mal de soucis techniques"

Le Suisse Bernard Stamm, en 5e position du Vendée Globe, "essaie de tenir" le rythme imposé en tête de course dans l'océan Indien par les Français François Gabart (1er) et Armel Le Cléac'h (2e) mais dit être pénalisé par "pas mal de soucis techniques".

Dans un entretien téléphonique jeudi après-midi avec l'AFP, Stamm a indiqué avoir "des problèmes avec les deux hydrogénérateurs" de son bateau (Cheminées Poujoulat), avec leur support qui s'arrache.

Les deux appareils, qui servent à fournir l'électricité du bord -pour les instruments de navigation et le pilote, notamment- ne fonctionnent plus et Stamm a du se servir de son moteur (débrayé) pour fournir l'énergie nécessaire.

"J'arrive à faire du courant (avec le moteur) mais je n'ai pas assez de gazole à bord pour aller jusqu'aux Sables-d'Olonne", a-t-il déclaré.

Le skipper suisse, à la barre du 60 pieds (18,28 m) le plus puissant de la flotte -un plan de l'architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian-, a également affirmé avoir un problème avec la transmission du moulin à café de son monocoque.

"Ca m'oblige à faire toutes les manoeuvres de winches à la manivelle et c'est super dur", a-t-il confié.

"Tout ça est un frustrant car ça me décroche (des leaders) petit à petit", a ajouté Stamm, dont c'est la 3e participation au Vendée Globe (abandons dans les éditions 2000-2001 et 2007-2008).

Le marin suisse, qui est âgé de 49 ans, n'est "pas étonné par le rythme de la course". "Nos bateaux vont vite naturellement, a-t-il expliqué. On s'est beaucoup préparé et il n'y a pas de raison d'aller moins vite".

"Ca a l'air d'être stabilisé et je n'ai pas de douleurs", a répondu Stamm en réponse à une question sur sa dent cassée, soignée avec les moyens du bord mardi.

"Ce n'était pas facile de faire quelque chose de propre, a-t-il poursuivi. C'est un truc stupide, c'est arrivé en mangeant une barre de céréales. J'ai appelé mon dentiste et on a ensuite tenu au courant (le médecin du Vendée Globe) Jean-Yves Chauve".

"A eux deux, ils ont pu me dire ce qu'il fallait faire et je n'ai plus de douleur à vif. J'espère que ça va tenir car je ne suis pas tout près d'un dentiste", a-t-il plaisanté.

A 16h00 heure française, Stamm pointait à 430 milles de Gabart et suivait une trajectoire plus au nord, qualifiée de "route de protection" pour éviter les calmes et les vents contraires d'un anticyclone.

heg/nb