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13/12/2012 04:47 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Référendum en Egypte: Washington demande à Morsi d'oeuvrer au consensus

Les Etats-Unis, qui s'inquiètent depuis des semaines de la violente crise politique en Egypte, ont demandé jeudi au président islamiste Mohamed Morsi d'oeuvrer à un "consensus national" après un référendum sur un projet contesté de Constitution.

"Nous appelons les dirigeants politiques égyptiens de tous bords à dire clairement à leurs soutiens que toute forme de violence durant le vote est inacceptable et nous appelons le peuple d'Egypte à faire tout son possible pour éviter la confrontation et la violence", a plaidé la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Une partie de l'Egypte, dont la capitale et Alexandrie, doit voter dès samedi. Le reste du pays est appelé aux urnes une semaine plus tard.

Dans un avertissement lancé à M. Morsi, la diplomate américaine a demandé au "premier dirigeant démocratiquement élu en Egypte de montrer la voie avant, pendant et après le vote, afin de continuer à essayer de bâtir un consensus national".

"Faute de quoi", a mis en garde Mme Nuland, "nous allons voir se répéter le genre de tensions des derniers mois".

A ses yeux, le référendum est un "moment démocratique clé pour l'Egypte".

Adversaires et partisans du projet de Constitution intensifiaient leurs campagnes avant le référendum sur ce texte contesté, après des semaines de vives tensions qui ont pu dégénérer en violences meurtrières.

Après avoir exigé l'annulation du scrutin, l'opposition a finalement appelé à voter "non".

Près de 130.000 policiers seront déployés. Ils seront épaulés par 120.000 soldats, conformément à la demande du président Morsi dans un décret permettant à l'armée d'arrêter des civils en cas d'incidents le temps du vote.

Les Etats-Unis avaient alors averti lundi et mardi M. Morsi et les militaires qu'ils refuseraient tout "retour aux mauvais jours de l'ère Moubarak".

Washington marche sur des oeufs depuis le début des tensions et des violences en Egypte fin novembre, le président Barack Obama semblant privilégier sa relation avec son homologue tant que l'issue de la crise est incertaine. Pour les Américains, le dilemme est de soutenir les aspirations démocratiques des Egyptiens sans fâcher l'un de ses principaux alliés régionaux.

nr/rap