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13/12/2012 04:58 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Précipice fiscal: toujours aucun progrès en vue après la rencontre Obama-Boehner

WASHINGTON - Le président Barack Obama a rencontré le président de la Chambre des représentants jeudi soir à la Maison-Blanche pour poursuivre les négociations sur le «précipice fiscal», mais leur rencontre a pris fin sans signe de progrès d'un côté ou de l'autre.

Les deux dirigeants ont discuté pendant environ une heure. Ils n'ont fait aucune déclaration publique après leur deuxième rencontre en privé de la semaine.

M. Obama et le président de la Chambre, le républicain John Boehner, peinent à surmonter l'impasse sur la hausse des impôts. Le président veut les augmenter de deux pour cent pour les Américains les plus riches, ce à quoi M. Boehner s'oppose.

Le président Obama et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, ont jusqu'au 31 décembre pour éviter le «précipice fiscal», soit l'entrée en vigueur automatique de hausses d'impôts pour tous et de coupes budgétaires qui menacent de replonger les États-Unis en récession.

Les deux camps semblent encore loin d'une entente. Avant sa rencontre de jeudi avec le président, M. Boehner avait reproché à M. Obama de bloquer sur les demandes de coupes budgétaires formulées par les républicains, qui doivent faire partie de tout accord comprenant une hausse des impôts pour les riches.

Les discussions bloquent principalement à cause de l'opposition des républicains les plus conservateurs à une hausse d'impôts, et à cause de la détermination du président Obama à respecter sa promesse de campagne. Il avait promis de résoudre la crise budgétaire en augmentant les impôts des plus riches.

Au-delà de ces divergences, il y a aussi un désaccord philosophique sur les dépenses gouvernementales, en particulier dans des programmes sociaux comme Medicare, l'assurance-maladie des personnes âgées, et les prestations de retraite de la Sécurité sociale. Les républicains veulent procéder à des coupes considérables dans ces programmes, mais les démocrates refusent.

Aucun camp n'a cédé du terrain jusqu'à maintenant, et les échanges de propositions entre MM. Boehner et Obama semblent générer plus de rancoeur que de progrès.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a prévenu mercredi que la menace du précipice fiscal avait déjà des effets sur l'économie. L'incertitude affecte la confiance des consommateurs et des entreprises et pousse les entreprises à réduire leurs investissements, a-t-il dit.