NOUVELLES
13/12/2012 04:43 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Les missiles Patriot déployés en Turquie seront fonctionnels à la fin de janvier

BRUXELLES - Les systèmes défensifs de missiles Patriot qui seront déployés en Turquie pour éviter un débordement du conflit syrien seront fonctionnels à la fin du mois de janvier, ont annoncé des responsables jeudi.

Plusieurs obus syriens sont tombés sur le territoire turc depuis le début du conflit en Syrie, en mars 2011. La Turquie a condamné le régime du président syrien Bachar el-Assad, soutient les rebelles et abrite des milliers de réfugiés syriens. Le gouvernement turc s'inquiète également de la possibilité que l'armée syrienne ait recours à des armes chimiques dans un geste de désespoir.

Le 30 novembre, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN ont accepté la requête de la Turquie de déployer des systèmes antimissile Patriot sur son sol pour se protéger d'éventuelles attaques syriennes. Les Pays-Bas, l'Allemagne et les États-Unis sont les seuls pays de l'OTAN qui possèdent les missiles Patriot PAC-3 dont la Turquie a besoin pour intercepter des missiles balistiques.

L'Allemagne et les Pays-Bas fourniront chacun deux batteries antimissile. Les États-Unis vont probablement combler tout manque qui pourrait se présenter, possiblement en envoyant du matériel provenant de leurs stocks en Europe. Environ 400 soldats allemands et 360 soldats néerlandais seront déployés pour superviser les systèmes antimissile.

À Berlin, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Michael Link, a déclaré devant les députés allemands que les projets actuels prévoyaient le déploiement des systèmes antimissile à Kahramanmaras, à environ 100 kilomètres de la frontière avec le nord de la Syrie.

Le chef du gouvernement néerlandais, Mark Rutte, a quant à lui affirmé que les trois pays impliqués dans le déploiement travaillaient étroitement avec la Turquie «pour s'assurer que les missiles Patriot sont déployés le plus rapidement possible».

«Nous nous attendons à ce qu'ils soient fonctionnels d'ici la fin du mois de janvier», a dit M. Rutte lors d'une conférence de presse, après une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, au quartier général de l'alliance à Bruxelles.

«L'emplacement sera décidé avec nos alliés et plusieurs questions doivent être discutées avant que les missiles puissent être déployés», a-t-il précisé.