BIEN-ÊTRE
13/12/2012 10:23 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Gérard Depardieu met en vente son hôtel particulier parisien

L'acteur Gérard Depardieu, qui a décidé d'aller habiter en Belgique pour des raisons présumées fiscales, a mis en vente son hôtel particulier parisien, a déclaré jeudi à l'AFP le groupe Daniel Féau, spécialiste des propriétés de luxe, confirmant une information du Parisien.

Cet hôtel particulier est situé rue du Cherche-Midi (6e arrondissement), en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés.

"Propriété de 1.800 m2 habitables comprenant l'hôtel de Chambon construit au XIXe siècle, inscrit aux Monuments historiques", indique l'annonce visible sur le site internet de Daniel Féau qui comprend de nombreuses photos.

Le prix de vente n'est pas indiqué mais le Parisien mentionne une somme aux environs de 50 millions d'euros.

Le départ de Depardieu pour la Belgique est "assez minable", avait déclaré mercredi sur France 2 le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui avait défendu la politique fiscale de son gouvernement.

"Je trouve cela assez minable (...). Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez", a-t-il dit. "C'est une grande star. Tout le monde l'aime comme artiste", avait-t-il concédé, avant de souligner toutefois que "payer un impôt, c'est un acte de solidarité, c'est un acte patriotique". Selon lui, "ce comportement peu patriotique (des exilés fiscaux) est quand même très minoritaire".

Gérard Depardieu, âgé de 63 ans, un des acteurs les mieux payés du cinéma français, a récemment acheté une demeure dans le village de Néchin, sur le territoire de la commune d'Estaimpuis.

Le village de Néchin, qui compte 27% de Français, est distant de seulement un kilomètre de la frontière française et de la ville de Roubaix (Nord). Des membres de la famille Mulliez, qui contrôle le groupe de distribution Auchan, y sont notamment domiciliés.

Le marché français de l'immobilier de luxe voit affluer nombre de nouveaux biens dont les riches propriétaires veulent se défaire avant de partir à l'étranger pour échapper au durcissement de la fiscalité en France avaient expliqué, en octobre à l'AFP, les dirigeants de Daniel Féau.

Mais, selon les experts du secteur, il n'y a pas pour le moment d'exil massif comme en 1981 après l'élection du premier président socialiste François Mitterrand.