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13/12/2012 05:01 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

"Gossip Girl", la série qui a fait fantasmer les adolescents

Les gosses de riches de l'Upper East Side feront leurs adieux lundi 17 décembre aux Etats-Unis. En six saisons, Gossip Girl n'a pas révolutionné le petit écran mais a su devenir un véritable phénomène de société, particulièrement auprès de sa cible privilégiée : les adolescents.

Le 17 décembre prochain, la chaîne CW dévoilera la conclusion des aventures de Serena Van der Woodsen, chef de file d'un cercle d'amis lycéens puis étudiants habitant le quartier le plus chic de Manhattan, dans l'épisode New York, I Love You XOXO, formule employée à chaque fin d'épisode par la narratrice, la secrète Gossip Girl.

Un secret bien gardé : l'identité de Gossip Girl

Ils sont beaux, riches, fréquentent les écoles privées les plus sélect et les établissements huppés de New York, se déplacent en limousine ou en jet privé et pourtant ses amis de la jeunesse dorée de l'Upper East Side sont confrontés jour et nuit à un problème de taille : les potins du blog Gossip Girl.

Cette fameuse Gossip Girl, qui révèle sans jamais se dévoiler leurs secrets les plus inavouables, sert de narratrice à la série. Un procédé scénaristique qui permet d'inclure les téléspectateurs dans toutes les histoires des jeunes protagonistes. Tromperies, mensonges, rivalités, les pires coups bas n'échappent pas à l'oeil du public

Comme un Amour, gloire et beauté façonné pour le jeune public, Gossip Girl multiplie les rebondissements, même les plus improbables. Mais la force de cette série est d'avoir su détourner les téléspectateurs de la pauvreté et de la redondance des aventures de Serena, Blair, Nate, Dan et Chuck.

Gossip Girl, la vie rêvée des adolescents

Raconter le quotidien d'enfants richissimes présente un avantage de taille : ils peuvent, et du coup les scénaristes aussi, tout se permettre. Partir un week-end aux Hamptons, en jet privé en Europe, assister à une vente aux enchères Sotheby's, faire des séances shopping hors de prix... rien ne leur est interdit.

Les héros ont ainsi accès aux vêtements griffés derniers cris avec sacs et bijoux assortis, peuvent boire de l'alcool au bar d'un luxueux hôtel. Ces adolescents ont déjà une vie d'adulte, n'ont d'ailleurs pas besoin de l'autorisation parentale pour sortir le soir. Leurs parents savent même se montrer compréhensifs et leurs domestiques à l'écoute de leur moindre désir.

Les acteurs de Gossip Girl ont été immédiatement érigés au rang de modèles par leur public. Inconnus lors du lancement de la série en 2007, ils sont désormais aux castings de longs métrages et égéries de plusieurs marques connues. Le cas le plus probant est celui de Blake Lively, l'interprète de Serena. La grande blonde a joué depuis dans The Town de Ben Affleck, Green Lantern ou Savages d'Oliver Stone et représente la marque Chanel et les parfums Gucci.

Un côté mercantile décrié

Les détracteurs de la série reprochent un scénario assez pauvre qui permet aux téléspectateurs de se concentrer plutôt sur les tenues des héros et héroïnes. Gossip Girl est accusé d'être un immense podium où défilent les plus grandes marques du monde qui placent leurs produits.

D'autres dénoncent des adolescents odieux et méprisants qui pensent que "le métro, c'est pour les rats". Mais ces personnages ont su devenir attachants, principalement avec l'aide de Dan et Jenny Humphrey, un frère et une soeur aux revenus plus modestes habitant Brooklyn qui vont réussir à intégrer ce cercle restreint. A leurs côtés, les vrais bourgeois new-yorkais vont dévoiler leurs failles et points faibles.

Les connaisseurs de la série littéraire de Cecily von Ziegesar, dont s'inspire Gossip Girl, parlent quant à eux d'édulcoration lors du passage au petit écran. Initialement, l'histoire évoque certes la vie d'enfants privilégiés mais qui se cherchent et dont l'existence n'est pas obligatoirement enviable. Véritables succès en librairie, les seize tomes n'hésitent pas à soulever des problèmes d’addiction à la drogue et à l'alcool, de boulimie ou d’ambiguïté sexuelle. Un chemin que n'a pas choisi d'emprunter la version télévisée.