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13/12/2012 08:48 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Des experts américains s'inquiètent du procès de Ioulia Timochenko

KIEV, Ukraine - Des avocats américains embauchés par le gouvernement de l'Ukraine affirment que le procès de l'ancienne première ministre Ioulia Timochenko a été criblé de problèmes, mais nient qu'elle ait été traduite en justice à des fins politiques.

Mme Timochenko est la principale opposante ukrainienne. La femme de 51 ans purge actuellement une peine de sept ans d'emprisonnement après avoir été reconnue coupable d'abus de pouvoir, des accusations condamnées par l'Occident comme ayant été motivées politiquement.

Mme Timochenko affirme que les accusations contre elle ont été fabriquées pour l'écarter de la scène politique.

Le rapport publié par le cabinet new-yorkais Skadden, Arps, Slate, Meagher & Flom souligne que Mme Timochenko a été incarcérée pendant trois mois avant d'être reconnue coupable, ce qui signifie qu'elle a possiblement été privée incorrectement de la liberté.

Le document ajoute que son droit à se défendre a aussi été brimé quand elle a été laissée sans avocat pendant plusieurs jours et que ses avocats n'ont pas eu accès à la majorité des témoins qu'ils souhaitaient interroger.

Le cabinet affirme par la suite que Mme Timochenko a été incapable de fournir des preuves d'une motivation politique pour son procès.

Le gouvernement ukrainien affirme avoir déboursé 12 000 $ US pour ce rapport de 300 pages. Ce montant a été tourné en ridicule par l'avocat de Mme Timochenko, Serhiy Vlasenko, qui prétend qu'une seule visite en Ukraine par les avocats américains aurait coûté plus cher.

Me Vlasenko affirme que le cabinet Skadden a secrètement reçu 1,5 million $ US d'un proche allié du président Ianoukovitch.

Le rapport a été finalisé en septembre et le délai avant sa divulgation n'a pas été expliqué. Me Vlasenko a indiqué que le gouvernement ukrainien a attendu le moment opportun pour le publier, alors que les parlementaires européens discutent d'une résolution portant sur les liens entre l'Ukraine et l'Union européenne et que la Cour européenne des droits de l'homme s'apprête à se prononcer dans le dossier de Mme Timochenko.