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13/12/2012 12:00 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Canada: SNC-Lavalin gèle les indemnités de départ de son ex-patron arrêté

Le grand groupe canadien de l'ingénierie SNC-Lavalin a annoncé jeudi qu'il gelait le versement des indemnités de départ de son ancien président Pierre Duhaime, à la suite de son arrestation fin novembre sous l'accusation de fraude et usage de faux.

"Bien qu'aucune des accusations n'ait été prouvée, ce fait nouveau laisse entendre qu'il pourrait y avoir d'autres détails au sujet de M. Duhaime dont le conseil d'administation n'était pas au courant au moment de son départ", a indiqué SNC-Lavalin dans un communiqué.

"Par conséquent, le conseil d'administration a décidé de suspendre le versement des paiements prévus en vertu des modalités de cessation d'emploi de M. Duhaime annoncées antérieurement", ajoute le groupe.

Les fonds en question seront versés sur un compte bloqué et y resteront jusqu'à ce que la situation de M. Duhaime soit éclaircie.

Le groupe ne précise pas quelle partie de l'indemnité de départ - totalisant 4,9 millions de dollars - a déjà été versée à l'ancien chef de la direction.

Au printemps dernier, M. Duhaime avait démissionné dans une atmosphère de soupçons concernant les activités de SNC-Lavalin en Libye du temps du colonel Kadhafi et après avoir donné le feu vert à des "versements injustifiés" de quelque 56 millions de dollars.

Par la suite, le quotidien montréalais La Presse avait rapporté que des opérations douteuses pourraient avoir eu lieu aussi à Montréal même: quelque 22 millions de dollars auraient été versés pour obtenir le contrat de construction du nouveau Centre hospitalier universitaire McGill.

Selon la police de Montréal, Riadh Ben Aïssa, l'ancien chef des opérations internationales de construction de SNC-Lavalin, détenu en Suisse et soupçonné d'avoir profité de liens étroits avec le régime Kadhafi, fait "face aux mêmes chefs d'accusation" que M. Duhaime.

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