NOUVELLES
13/12/2012 09:28 EST | Actualisé 12/02/2013 05:12 EST

Atcon avait gonflé ses revenus

L'entreprise Atcon avait gonflé ses revenus de dizaines de millions de dollars avant de recevoir en 2009 des garanties de prêt du gouvernement du Nouveau-Brunswick, d'après un rapport obtenu par CBC.

L'entreprise a fait faillite moins d'un an après avoir obtenu les trois garanties de prêt totalisant 50 millions de dollars. Le gouvernement a perdu cet argent dans l'aventure.

Le rapport a été réalisé par RSM Richter, une firme de Montréal chargée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick de faire une vérification juricomptable du dossier du groupe Atcon.

Le rapport, daté du 30 novembre dernier, souligne plusieurs problèmes de comptabilité dans les filiales d'Atcon pendant au moins les deux années précédant la réception des garanties de prêt. Selon les vérificateurs, la direction d'Atcon gonflait systématiquement les actifs, les revenus et les profits, tout en restant en deçà des dépenses et des pertes.

RSM Richter estime que les actifs et les gains nets d'Atcon de l'exercice financier se terminant le 31 janvier 2009 étaient gonflés d'un montant qui se situe entre 28,3 millions de dollars et 35,4 millions.

Il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires de Robbie Tozer, l'ancien président-directeur général d'Atcon.

Un comité de sous-ministres avait recommandé au gouvernement, en mars 2009, de ne pas autoriser les garanties de prêt à Atcon. Le gouvernement a annoncé ces garanties de prêt trois mois plus tard.

Les libéraux réagissent

Le gouvernement libéral de Shawn Graham avait accordé les garanties à Atcon. Victor Boudreau, qui était alors le ministre des Finances, dit qu'il s'était fié aux chiffres vérifiés par une autre firme comptable.

« À savoir si les chiffres se font questionner aujourd'hui, est-ce que c'est un conflit entre deux firmes comptables? Je ne le sais pas, mais à l'époque nous suivions les recommandations, et les chiffres qui nous étaient présentés venaient de Grant Thornton », explique Victor Boudreau.