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12/12/2012 08:28 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Paris appelle chaque pays des Amis de la Syrie à reconnaître la Coalition

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé mercredi chacun des pays membres du groupe des Amis du peuple syrien à reconnaître individuellement la Coalition de l'opposition comme "le représentant légitime" du peuple syrien.

"Nous le faisons globalement, mais il faut que chacun de nous, dans son pays, si ça n'a pas déjà été fait, le fasse", a-t-il dit.

Les Amis du peuple syrien ont annoncé qu'ils allaient reconnaître la Coalition de l'opposition au régime de Bachar al-Assad comme "le représentant légitime" du peuple syrien, selon un texte qui doit être adopté mercredi lors de leur réunion de Marrakech (Maroc).

"En très peu de temps, un mois, je pense que c'est un délai sans précédent, voilà qu'une reconnaissance internationale de la Coalition est intervenue", a déclaré M. Fabius dans un discours lors de cette réunion.

"Aujourd'hui, nous sommes une centaine de pays rassemblés et le communiqué que nous allons adopter reconnaît la Coalition comme seule représentante de la Syrie. En si peu de temps, c'est une occasion d'espérance", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs estimé que les mots qui qualifiaient le mieux la situation actuelle était donc "espérance" mais aussi "souffrance" (des populations, ndlr).

Appelant également à "appuyer de toutes les manières possibles", sur le plan "humanitaire", "financier" "les efforts de la Coalition au service du peuple syrien", il a déploré l'absence de "position unique" au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Comment peut-on faire changer les choses? Par l'action sur le terrain, par la conviction, chacun, avec les pays qu'il connaît, et en particulier vis-à-vis des membres permanents du Conseil de sécurité", a-t-il avancé, en allusion à la Chine et à la Russie qui bloquent toute résolution condamnant le régime de Damas.

M. Fabius a estimé que les responsables de l'opposition devaient être "en situation", le plus tôt possible, "de présenter les éléments d'un gouvernement" provisoire, et les a surtout incités à "garantir (la sécurité de toutes) les communautés, qu'elle soient minoritaires ou majoritaires".

"Il faut que (...) tout le monde soit protégé", a-t-il clamé, alors que le régime de Damas s'appuie sur la minorité alaouite dont est issu Bachar al-Assad.

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