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12/12/2012 10:14 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Oman: peines de prison confirmées en appel pour 23 protestataires

Une Cour d'appel d'Oman a confirmé mercredi des peines de six mois à un an de prison prononcées contre 23 personnes jugées notamment pour lèse-majesté et participation à des manifestations.

Selon l'agence officielle ONA, la Cour d'appel a condamné 11 prévenus, dont des écrivains et blogueurs, à un an de prison ferme, confirmant une peine prononcée en première instance sous l'accusation de lèse-majesté et cybercriminalité.

Deux étudiants, dont une jeune blogueuse, ont bénéficié d'un sursis à l'execution de leur peine "jusqu'à la fin de l'année universitaire".

Les onze militants ont été accusés d'avoir "insulté" sur les réseaux sociaux le sultan Qabous, qui dirige le sultanat d'Oman depuis près de 42 ans. Le parquet avait estimé que leurs propos "portaient atteinte à la sécurité nationale et à l'intérêt général".

Dans une autre affaire, la Cour d'appel a confirmé la peine de six mois et une amende contre 11 autres personnes, dont deux femmes, pour attroupements non autorisés sur la voie publique, a ajouté l'agence.

Par ailleurs, un autre prévenu, condamné à six mois avec sursis pour lèse-majesté, a vu sa peine confirmée en appel mercredi, selon l'agence ONA.

Ces militants font partie d'un groupe de 36 intellectuels et blogueurs réclamant des réformes politiques qui ont été interpellés début juin et ont tous été libérés.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait dénoncé l'arrestation des 23 militants, soulignant qu'ils n'avaient fait que "parler de réformes qui n'ont pas été mises en oeuvre". Reporters sans frontières (RSF) avait aussi réclamé leur "libération immédiate".

Oman avait, dans la foulée du Printemps arabe, été secoué en 2011 par des manifestations réclamant notamment la création d'emplois.

Le sultan Qabous a depuis procédé à des remaniements ministériels et élargi les pouvoirs de l'assemblée consultative.

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