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12/12/2012 01:49 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Irak: 4 blessés dans un attentat en prison, 7 morts dans des attaques

Un détenu soupçonné d'appartenir à Al-Qaïda a déclenché mercredi une charge explosive dans une prison de Bagdad, faisant quatre blessés, alors que d'autres attentats en Irak ont tué six membres des forces de sécurité et un universitaire, ont indiqué des responsables.

Selon un responsable du ministère de l'Intérieur, le détenu a été grièvement blessé après avoir fait exploser sa charge dans la prison du centre de Bagdad, blessant trois gardes et un autre prisonnier.

"Le prisonnier est parvenu à accumuler des explosifs sur une certaine période" et semble les avoir assemblés en une ceinture explosive, a indiqué ce responsable, sans donner plus de précisions sur la provenance du matériel.

Selon un communiqué du porte-parole du ministère de la Justice, le kamikaze, désigné comme étant Ahmed Majid Hamid al-Shammari, condamné à mort dans le cadre de la loi contre le terrorisme, a utilisé le combustible contenu dans des briquets.

Un officier de police a confirmé que l'homme avait survécu, précisant qu'il avait été transporté à l'hôpital Al-Kindi.

Un autre prisonnier joint par l'AFP au sein de l'établissement a indiqué que l'assaillant avait tenté de s'approcher de surveillants, sans y parvenir, mais avait déclenché sa charge malgré tout.

Près de Falloujah, à l'ouest de Bagdad, des hommes armés ont tué quatre policiers, ont indiqué un officier de police et des sources médicales.

Un capitaine des services de renseignement, Muntasser Abdel Rizzaq, a quant à lui été pris pour cible par balle, a indiqué un responsable au ministère de l'Intérieur. M. Rizzaq est décédé à l'hôpital Mahmoudiyah, selon un docteur de cet établissement.

Dans le nord de l'Irak, des hommes armés munis de silencieux ont tué un policier à un barrage à l'est de Mossoul, selon un policier et un médecin.

Par ailleurs, le directeur d'un département de la faculté d'agriculture de l'Université de Tikrit a été tué par une bombe magnétique sur le campus, ont indiqué un officier de police et un docteur.

Les violences en Irak ont nettement diminué depuis le pic des années 2006 et 2007, mais les attentats restent très fréquents. Les prisons du pays sont régulièrement le théâtre de tentatives d'évasion, de mutineries ou d'autres troubles.

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