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12/12/2012 02:28 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Doha Goals s'oriente vers un partenariat avec l'ONU

Doha Goals, forum mondial du sport qui s'est achevé mercredi après trois jours de rencontres, s'oriente vers un partenariat avec les Nations unies et la création d'une ONG afin de transcrire en mesures concrètes les idées qui ont germé dans la capitale du Qatar.

"Le bureau des Nations unies pour le sport au service du développement et de la paix (UNOSDP) basé à Genève, a considéré que la mission du Doha Goals était très intéressante, et qu'elle correspondait à leur mission", explique le Français Richard Attias, producteur exécutif du rassemblement financé par le Qatar.

"On va se donner quelques semaines pour finaliser. Dans ce partenariat, on va essayer d'échanger des programmes et de servir de plateforme. Faire par exemple qu'Aspire Academy (pôle d'excellence sportive du Qatar) puisse servir de lieu d'accueil, d'entraînements, et de formation pour des jeunes défavorisés", développe M. Attias.

C'est justement dans le cadre étonnant de l'académie Aspire que se sont déroulés les travaux. Non loin du désert, les terrains de jeux en herbe succèdent aux complexes sportifs dernier cri. Ecarté de la course à l'organisation des JO-2016 et 2020, le Qatar a aussi trouvé là une belle façon de rappeler au monde son désir olympique, à l'image de l'hôtel The Torch, situé à deux pas de la salle de conférence, et dont le nom, la forme et les jeux de lumières évoquent sans détour une flamme olympique.

Au terme de trois jours de réunions, conclus par la victoire du Sud-Africain Oscar Pistorius, premier athlète paralympique à avoir participé à des jeux Olympiques avec les valides, sur une course de 200 m face à un pur-sang arabe, par Doha Goals a accouché de 250 initiatives.

Mais le plus dur reste à faire: réussir leur mise en application concrète. De fait, la feuille de route dévoilée à l'issue du forum ressemble plus à un calendrier.

Dans les trois prochains mois, seront sélectionnés les projets les plus prometteurs parmi ces propositions. Les trois mois suivants seront consacrés à la mise en oeuvre des projets choisis, et les cinq suivants à l'obtention de résultats concrets. Car dans un an, effectivement, "il y aura un Doha Goals 2013", souligne M. Attias.

Parmi ces initiatives, beaucoup portent sur l'éducation et la santé.

"On propose la création d'un programme équivalent d'Erasmus (programme européen d'échange d'étudiants, ndlr) mais purement sur le sport. Des idées ont été émises sur le fait de revisiter complètement les programmes scolaires en mettant à l'ordre du jour du G20 des ministres de l'Education une refonte de ces programmes", détaille Richard Attias.

Pour avancer dans la matérialisation de ces idées, Doha Goals devrait prochainement se transformer en ONG. Il reste des questions d'ordre administratif mais la mutation devrait s'opérer "tout début 2013".

Reste que Doha Goals ne pourra être présenté comme un succès qui si ces idées prennent effectivement racine dans la réalité.

"Maintenant, comme toujours il va falloir que le secteur public et le secteur privé s'y mettent", estime M. Attias. "S'il apparaît dans un an que tout cela a été une belle réunion mais qu'il n'en n'est rien sorti, très franchement, sans vouloir nous dédouaner, ça n'aura pas dépendu que de nous."

fbr/mam