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12/12/2012 12:01 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Attentats devant le ministère de l'Intérieur à Damas, des morts (TV)

Trois explosions, dont l'une causée par une voiture piégée, ont visé mercredi le ministère de l'Intérieur à Damas, faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés, a rapporté la télévision officielle syrienne.

"Trois explosions, dont celle d'une voiture piégée, ont visé le ministère de l'Intérieur à Kafar Soussé, dans l'ouest de Damas, et fait plusieurs morts et blessés", a-t-elle indiqué.

Les premières images diffusées par la télévision al-Ikhbariya, la chaîne d'Etat d'informations en continu, ont montré des traînées de sang au sol ainsi que de larges cratères creusés au milieu de gravats.

Au Caire, l'agence officielle égyptienne Mena a rapporté que le bâtiment mitoyen abritant l'ambassade d'Egypte à Damas avait été fortement endommagé par l'une des explosions et que l'un des employés avait été blessé.

Dans la matinée, deux attentats à la bombe ont été perpétrés au coeur de Damas et dans sa banlieue sud-est, selon l'agence officielle Sana.

Sur un parking situé derrière l'ancien palais de Justice dans le quartier de Qanawat à Damas, deux bombes magnétiques posées sur des véhicules avaient explosé simultanément, faisant un blessé et des dégâts matériels, a rapporté Sana. Une personne a été tuée et cinq blessées par deux bombes à Jaramana.

Situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Damas, Jaramana, une localité pro-régime où vivent en majorité des druzes et des chrétiens, a déjà été l'objet de quatre attentats dans le passé. Le plus sanglant avait fait 54 morts et 120 blessés le 28 novembre.

Depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad en mars 2011, Damas, la ville la plus sécurisée du pays, a été secouée par une série d'attaques meurtrières à la bombe, dont des attentats suicide, qui ont pour la plupart visé des bâtiments gouvernementaux et de sécurité.

La simultanéité des attaques est le modus operandi des groupes appartenant au réseau Al-Qaïda.

L'attentat le plus spectaculaire a eu lieu le 18 juillet, lorsque quatre hauts responsables de la Sécurité, dont le beau-frère de M. Assad, ont été tués dans un attentat visant le bâtiment de la Sécurité nationale à Damas et revendiqué par des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Selon Washington, qui vient de placer sur sa liste des organisations terroristes les jihadistes du Front Al-Nosra, ce groupe a revendiqué depuis novembre 2011, 600 attaques, dont 40 attentats suicide dans les principales villes de Syrie dévastée par près de 21 mois de conflit qui ont fait plus de 42.000 morts selon une ONG syrienne.

Le 18 octobre, un homme circulant en moto s'était fait exploser près du siège du ministère de l'Intérieur à Damas et le 26 septembre, un double attentat a visé le siège de l'état-major et a été revendiqué par des groupes jihadistes.

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