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12/12/2012 01:02 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Attaque armée en Tunisie: 11 personnes relâchées, les auteurs en fuite (source sécurité)

Le groupe armé responsable d'une attaque qui a coûté la vie à un gendarme tunisien dans l'ouest de la Tunisie était toujours en fuite mercredi soir et les onze personnes interpellées dans la journée ont été relâchées, a indiqué à l'AFP une source de la sécurité.

"Après interrogatoire, ces hommes ont été relâchés car ils n'ont aucun rapport avec les éléments armés recherchés", a indiqué à l'AFP un responsable de la Garde nationale à Kasserine, ajoutant que les forces de sécurité continuaient de rechercher des suspects.

Selon la même source, il s'agissait de bûcherons pratiquant l'abbatage illégal d'arbres et dont certains n'avaient pas de papiers d'identité.

Ces hommes "barbus" avaient été arrêtés plus tôt dans la journée dans la région de Kasserine (ouest), près du Mont Chaambi, où l'opération visant à capturer un groupe armé avait lieu.

L'utilisation du terme "barbu" laissait entendre que ces hommes pouvaient appartenir à un mouvement islamiste radical.

Le ministère de l'Intérieur restait injoignable et n'a donné aucune information sur l'opération depuis l'annonce lundi de la mort du gendarme.

Le ministère a justifié son mutisme dans un communiqué évoquant un besoin de ne "pas brouiller les opérations" qui étaient focalisées lundi et mardi sur les environs de la localité de Dernaya, où a eu lieu l'attaque.

Au début de l'opération, les forces de l'ordre ont indiqué rechercher activement cinq hommes, des "barbus", dont le camp a été découvert et dans lequel la police a retrouvé une pièce d'identité algérienne, des restes de nourriture et la puce d'un portable tunisien.

Le gendarme tunisien a été tué dans des affrontements lundi avec des hommes armés dans cette zone limitrophe de l'Algérie.

Le défunt, l'adjudant Anis Jlassi âgé de 27 ans, a été enterré mardi dans sa ville d'origine de Chebika (centre) en présence du président Moncef Marzouki.

La Tunisie peine à se stabiliser depuis la révolution lancée il y a deux ans et est régulièrement le théâtre d'affrontements violents, tantôt impliquant la mouvance salafiste, tantôt des manifestants excédés par la misère et les espoirs déçus de la révolution.

Les affrontements dans la région de Kasserine sont intervenus deux jours après que dans un gouvernorat voisin, situé aussi à la frontière algérienne, des trafiquants en possession d'armes et d'explosif ont été arrêtés.

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