NOUVELLES
12/12/2012 11:25 EST | Actualisé 11/02/2013 05:12 EST

Amsterdam adopte une loi pour interdire la marijuana dans les écoles

AMSTERDAM, Pays-Bas - Le maire d'Amsterdam a indiqué mercredi son intention d'interdire aux élèves de fumer de la marijuana à l'école, faisant de la capitale des Pays-Bas la première ville du pays à mettre cette interdiction en oeuvre.

La décision de Eberhard van der Laan d'instaurer cette loi, qui existe déjà ailleurs dans le monde ou qui paraît si évidente pour d'autres États, témoigne de la politique unique des Pays-Bas sur les drogues. En vertu du principe de «tolérance», la marijuana est officiellement illégale aux Pays-Bas, mais les autorités ne peuvent cependant pas intenter de poursuites en justice pour la possession d'une petite quantité seulement.

Cette brèche de la législation a contribué à l'éclosion des fameux cafés de Amsterdam, surtout connus parce qu'ils vendent de la marijuana. En revanche, la tolérance des autorités fait en sorte que les enfants sont souvent exposés à cette drogue dans les espaces publics.

La porte-parole de la Ville, Iris Reshef, rappelle que les écoles ont toujours empêché l'usage de la marijuana, mais que ces institutions estiment également que cette politique est difficile à appliquer, en particulier lorsque les élèves fument sur le campus d'une institution ou à proximité, ou encore quand ils défient l'administration de les en empêcher.

Selon Mme Reshef, il est difficile pour un enseignant de voir ses élèves sous l'influence de la drogue et, parfois, de l'alcool. Or elle ajoute que cette situation prévaut dans certaines institutions, et qu'elle pose problème.

Maintenant que la législation des Pays-Bays a changé, Amsterdam pourra, dès le 1er janvier, déclarer certaines zones «sans fumée» en vertu d'une ordonnance de nuisance publique. Cette interdiction concernera la fumée de marijuana, évidemment, et elle pourra être appliquée à des endroits comme les écoles ou les parcs pour enfants, notamment.

La décision de la ville d'Amsterdam cadre avec le choix du nouveau gouvernement du pays d'abandonner la «carte cannabis», qui visait à empêcher les touristes d'acheter de la marijuana. La capitale s'était opposée à ce projet, car elle ne considère pas que les touristes qui fréquentent ses cafés causent problème.