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11/12/2012 05:12 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

Une autre lourde accusation contre un adolescent de Repentigny

Une cinquième accusation a été déposée mardi contre un adolescent de 13 ans qui aurait séquestré et violé une voisine de son âge la semaine dernière à Repentigny, à l'est de Montréal.

Un chef d'agression sexuelle mettant la vie en danger s'est ajouté aux accusations d'agression sexuelle armée, d'agression sexuelle grave, de séquestration et de tentative de meurtre.

Lors de la comparution de l'adolescent mardi matin au palais de justice de Joliette, son avocate, Manon Deschênes, a demandé qu'il soit soumis à une évaluation psychiatrique, ce qui se fera au cours des prochaines semaines. Entre-temps, l'accusé demeure détenu en centre jeunesse.

« Le tribunal était peut-être étonné, mais c'est ma façon de procéder et de voir le dossier. J'ai discuté très longuement avec les parents et avec mon client. J'ai un bon lien avec ceux-ci, et sous mes conseils, évidemment, ils ont décidé d'accepter de suivre ma ligne de pensée », a déclaré Manon Deschênes.

La victime de 13 ans est toujours hospitalisée pour des blessures importantes, mais sa vie n'est pas en danger. Quant à l'accusé, il sera de retour devant le tribunal le 31 janvier prochain.

Ces événements ont eu des répercussions dans le milieu scolaire de la victime. Une cellule de crise a été mise en place dès vendredi, même si c'était une journée pédagogique, et des psychologues ont été mis à la disposition des élèves lundi et mardi. Ils ont rencontré les 1800 élèves de l'établissement par groupes.

Le psychologue et expert psycholégal à la retraite Hubert Van Gijseghem émet certaines réserves quant à cette pratique. « Je trouve qu'il s'agit là d'un automatisme qui occulte les besoins individuels des enfants parce que lorsqu'il se passe quelque chose, chaque enfant a ses propres stratégies pour composer avec ce qui se passe. [...] Une autre grande hésitation que j'ai, c'est que ça crée un genre d'hystérie collective dans une école », estime-t-il.