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11/12/2012 05:01 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

Syrie: les Patriot en Turquie prélude à une intervention militaire (presse)

Le quotidien syrien al-Watan, proche du pouvoir, a affirmé mardi que l'installation en Turquie voisine de missiles Patriot de l'Otan était un prélude à "une intervention militaire" contre la Syrie.

"L'un des objectifs de la campagne turque pour le déploiement de missiles Patriot est d'amener l'Otan à intervenir militairement en Syrie pour soutenir les groupes terroristes", affirme le journal citant une source officielle. Damas qualifie de "terroristes" les rebelles.

Ce déploiement vise aussi à "saboter les efforts diplomatiques déployés par l'émissaire international Lakhdar Brahimi, et les discussions qui se poursuivent entre les vice-ministres des Affaires étrangères russe et américain pour trouver une issue à la crise", ajoute la source.

Selon elle, le dossier des Patriot vise à "couvrir les tentatives françaises et britanniques pour transférer des armes à l'opposition".

La source affirme enfin que toute cette campagne, intervenant avant la réunion mercredi des "Amis du peuple syrien", "montre que la Syrie remporte des victoires sur le terrain, et que les groupes terroristes ont échoué à accomplir les tâches qui leur ont été confiées par le Qatar, l'Arabie saoudite, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie".

Ces pays soutiennent l'opposition au président Bachar al-Assad, et Damas les accuse d'armer et de financer la rébellion.

Le régime de Damas affirme qu'il fait l'objet d'un "complot international" ourdi par plusieurs pays pour semer le chaos en Syrie.

A la demande d'Ankara, l'Otan a donné son feu vert au déploiement en Turquie de missiles sol-air Patriot capables d'intercepter les missiles sol-sol dont dispose l'armée syrienne.

Les missiles ne seront pas déployés directement le long de la frontière avec la Syrie mais plus à l'intérieur du territoire turc, afin de prouver à la Russie qu'ils n'ont qu'une vocation strictement défensive, a indiqué lundi une source diplomatique à Ankara.

La Russie, l'un des derniers soutiens du régime de Damas, avait mis en garde contre les conséquences de cette décision.

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