NOUVELLES
11/12/2012 04:33 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

Sarkozy plaide pour une vision du monde multipolaire, pas seulement en sport

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a plaidé mardi pour une vision multipolaire du monde, et pas simplement dans le domaine du sport, thème sur lequel il s'est exprimé mardi à l'occasion du Doha Goals, forum mondial organisé au Qatar.

"Il en va de la gouvernance du sport mondial comme de la gouvernance politique: les grands événements sportifs mondiaux ne peuvent plus être l'apanage des seules vieilles nations occidentales et industrielles. Je défends l'idée d'un meilleur partage de l'organisation des grandes manifestations sportives", a expliqué Nicolas Sarkozy, présent au Qatar à l'invitation de l'émir.

"La géographie des grands événements internationaux fait partie intégrante de la réflexion que nous devons mener sur le rééquilibrage de la gouvernance mondiale".

L'ancien chef de l'Etat français s'était auparavant interrogé sur la représentation d'un certain nombre de pays ou zones géographiques au sein des Nations unies.

"Pendant des siècles, le gouvernement du monde a été l'apanage de quelques pays dans le monde, qui se comptaient sur le doigt d'une seule main: vieilles nations industrielles, pays occidentaux. Qui peut comprendre par exemple, qu'aujourd'hui au 21e siècle, qu'il n'y ait pas un pays africain membre du conseil permanent du conseil de sécurité ?", a lancé l'ancien président.

"Qui peut comprendre que pas un pays arabe, un milliard de musulmans dans la monde, ne soit membre permanent du conseil de sécurité ? Que pas un pays d'Amérique latine, 450 M d'habitants, ne soit membre permanent du conseil de sécurité ?", a-t-il également ajouté.

M. Sarkozy a ensuite pris l'exemple des jeux Olympiques de Séoul, en 1988, qui ont "ouvert la voie à l'émergence du dragon sud-coréen".

Rappelant qu'il était président du Conseil européen lors des JO de Pékin en 2008, M. Sarkozy a rappelé qu'il avait "refusé l'idée saugrenue du boycott des jeux Olympiques. L'idée même de boycotter un quart de l'humanité m'a toujours semblé étranger", a-t-il raillé.

fbr/alh