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11/12/2012 12:35 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST

Ottawa accroît ses sanctions contre l'Iran, une centaine d'entités ciblées

Le gouvernement canadien a annoncé mardi le renforcement de ses sanctions contre l'Iran, dont le programme nucléaire inquiète la communauté internationale, ajoutant une centaine d'entités à sa liste noire, dont les Gardiens de la Révolution.

"La situation en Iran continue d'être un des plus grands problèmes pour la paix et sécurité dans le monde, le problème nucléaire nous cause beaucoup d'inquiétude", a indiqué le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, lors d'une conférence de presse téléphonique tenue depuis le Maroc.

Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà annoncées il y a un an contre Téhéran qui visaient notamment les secteurs bancaire, financier et pétrolier du régime islamique.

De fait, Ottawa ajoute à sa liste de personnes et organisations visées par des sanctions "98 entités associées au régime iranien (...) y compris le Corps iranien des Gardiens de la révolution et l'organisation paramilitaire Bassidji", a dit M. Baird. Il a souligné que c'était bien l'ensemble des membres de ces deux derniers groupes qui était concerné.

En particulier, le gouvernement canadien accroît sa pression sur le secteur du transport maritime. Ottawa proscrit ainsi l'exportation vers l'Iran de "biens utilisés dans les industries de la construction des navires, de l'exploration minière, de l'extraction, de la production de métaux, et des télécommunications", mais aussi de "navires conçus pour le transport ou l'entreposage d'hydrocarbures, de produits pétroliers ou de produits pétrochimiques", est-il précisé.

"Ces modifications harmonisent les sanctions canadiennes avec les mesures adoptées par nos alliés et partenaires", a relevé le ministre.

Le chef de la diplomatie canadienne a exhorté en outre Téhéran à "prendre des mesures urgentes et concrètes pour répondre aux graves inquiétudes de la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires."

Se trouvant à Marrakech, où se tient mercredi la réunion du groupe des "Amis du peuple syrien" qui se réunit pour la première fois depuis l'unification de l'opposition, John Baird a également évoqué les craintes suscitées par les armes chimiques que Damas est soupçonné de détenir.

"La Syrie dispose d'un large arsenal d'armes chimiques et biologiques (...) et des actions récentes du régime syrien inquiètent beaucoup car elles indiquent (que les troupes de Bachar al-Assad) vont se préparer à les utiliser", a déclaré le ministre canadien.

sab/via/bdx

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