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11/12/2012 01:33 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST

Mali: l'ONU condamne l'arrestation du Premier ministre, menace de sanctions

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné" mardi l'arrestation du Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra et a renouvelé ses menaces de "sanctions ciblées" contre les ex-putschistes.

Dans une déclaration, le Conseil se dit "prêt à envisager des mesures appropriées, dont des sanctions ciblées contre ceux qui empêchent la restauration de l'ordre constitutionnel et agissent pour miner la stabilité du Mali".

Le coup de force des militaires maliens va à l'encontre des résolutions de l'ONU qui demandaient que "les forces armées maliennes cessent d'interférer dans le travail des autorités de transition", souligne la déclaration.

Cheick Modibo Diarra a annoncé à l'aube sa démission et celle de son gouvernement après avoir été arrêté par une vingtaine de militaires, dans la nuit, sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l'ex-junte qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré en mars.

Le départ forcé du gouvernement malien survient au lendemain de la décision de l'Union européenne (UE) d'envoyer dans le pays 400 militaires début 2013 pour former l'armée malienne en vue de reconquérir le Nord, première concrétisation d'un engagement étranger sur le terrain, alors qu'est attendu avant Noël un feu vert de l'ONU sur le déploiement d'une force internationale.

Dans leur déclaration, les 15 pays membres du Conseil "soulignent leur engagement à autoriser dès que possible le déploiement" de cette force.

Le Conseil réitère son soutien au président malien par interim Dioncounda Traore et lui demande de "nommer rapidement un gouvernement d'union nationale".

Le Conseil "demande instamment aux autorités de transition de mettre au point rapidement une feuille de route (...), afin de restaurer l'ordre constitutionnel et l'unité nationale, et de tenir dès que possible des élections pacifiques et crédibles".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré de son côté, par le voix de son porte-parole Martin Nesirky, "troublé" par le coup de force au Mali. Ces événements "soulignent la nécessité d'une stabilité politique" à Bamako, a ajouté M. Nesirky.

avz/are