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11/12/2012 03:06 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST

Koweït: nouveau gouvernement, le ministre du Pétrole reste en place

L'émir du Koweït a nommé mardi un nouveau gouvernement, dans lequel la plupart des ministres du cabinet sortant ont été reconduits, dont celui du Pétrole, et où revient un ministre des Finances contraint à la démission en mai sous des accusation de corruption.

Le nouveau gouvernement, toujours dirigé par le Premier ministre cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, est composé de 16 membres, dont seulement cinq nouveaux visages.

La nomination de ce cabinet par l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad, intervient après des élections boycottées par l'opposition en raison d'une modification du mode de scrutin.

Hani Hussein conserve le portefeuille du Pétrole et Moustafa al-Chamali, contraint à la démission en mai de son poste de ministre des Finances, retrouve ses fonctions, et est aussi nommé vice-Premier ministre.

M. Chamali avait démissionné le 24 mai après avoir répondu pendant 11 heures au Parlement aux députés de l'opposition l'accusant de malversations ayant coûté des milliards de dollars à l'Etat. Il a toujours contesté ces accusations, assurant qu'elles étaient motivées par des objectifs politiques.

Le gouvernement compte six membres de la famille régnante des Al-Sabah, soit un de plus que dans le précédent gouvernement. Il s'agit du Premier ministre, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Information, ainsi que du ministre d'Etat pour les Affaires du gouvernement.

Il comprend deux femmes, contre une dans le gouvernement précédent, qui avait démissionné la semaine dernière, conformément à la Constitution, après les élections législatives.

L'opposition, qui rassemble des islamistes, des nationalistes et des libéraux, a promis de poursuivre sa mobilisation jusqu'à la dissolution de ce Parlement qu'elle considère comme "illégitime" et à l'annulation du nouveau mode de scrutin.

Ce nouveau gouvernement est le 11e depuis 2006 au Koweït, secoué par des crises politiques à répétition qui ont bloqué le développement de ce riche émirat du Golfe, troisième plus grand producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

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