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11/12/2012 03:09 EST | Actualisé 10/02/2013 05:12 EST

Assassinat d'Abdelfattah Younès: l'ex-chef du CNT entendu par la justice (officiel)

L'ex-chef politique des rebelles libyens, Moustapha Abdeljalil, a été interrogé mardi par le parquet militaire à Benghazi dans le cadre de l'affaire de l'assassinat du chef d'état-major rebelle Abdel Fatah Younès, a rapporté l'agence officielle libyenne Lana.

"Le parquet militaire a conduit un interrogatoire qui a duré trois heures avec Moustapha Abdeljalil", ex-chef du Conseil national de transition (CNT), ancien organe politique de la rébellion, a indiqué l'agence citant une "source responsable au parquet militaire de la région orientale" de la Libye.

Selon la même source, le parquet a mené son interrogatoire en dehors de ses locaux, "à cause d'un sit-in" tenu devant les bâtiments du tribunal militaire.

Aucun détail n'a filtré sur le lieu où a eu l'interrogatoire ou sur son teneur mais le parquet a précisé que M. Abdeljalil avait coopéré avec la justice et "montré son entière disponibilité" pour aider à l'enquête.

Abdel Fatah Younès a été assassiné le 28 juillet 2011 à Benghazi (est) dans des conditions mystérieuses. Il avait participé au coup d'Etat ayant permis à Mouammar Kadhafi d'accéder au pouvoir en 1969, et avait été son ministre de l'Intérieur avant de faire défection au début de la révolte, en février 2011, qui a provoqué la chute et la mort de Kadhafi en octobre 2011.

Sa puissante tribu d'al-Obeidi exige toujours la vérité sur cette affaire que la justice tarde à élucider, accusant directement Moustapha Abdeljalil qui a été le dernier ministre de la Justice sous Kadhafi, avant de rejoindre la rébellion en même temps que le général Younès.

Récemment, Youssef Aguila, avocat de la famille du défunt, avait indiqué à l'AFP que "l'interrogatoire de Moustapha Abdeljalil par le parquet militaire déterminera s'il sera considéré comme témoin ou accusé".

"Etant responsable de la phase (ndlr: politique) précédente, s'il est accusé, il devra répondre soit d'abus de pouvoir ayant causé un préjudice à autrui, ou d'incitation à un assassinat", avait-il ajouté.

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