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10/12/2012 05:46 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

Précipice fiscal: Obama a discuté en privé avec le président de la Chambre

WASHINGTON - Le président Barack Obama et le républicain le plus influent du Congrès ont entamé des négociations directes à seulement trois semaines de la date limite devant permettre aux États-Unis d'éviter le «précipice fiscal».

Le précipice fiscal réfère à des hausses d'impôts automatiques pour tous les contribuables et à des coupes budgétaires considérables qui menacent de faire replonger les États-Unis en récession à partir du 1er janvier.

La rencontre de dimanche à la Maison-Blanche était la première séance de négociation privée entre Barack Obama et le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, depuis l'élection présidentielle du 6 novembre. Cette rencontre pourrait marquer un point tournant dans l'impasse sur la crise budgétaire aux États-Unis.

Ces discussions surviennent alors qu'un nombre grandissant de représentants républicains penchent vers ce qu'ils qualifient d'«idées pragmatiques» pour sortir de l'impasse. MM. Obama et Boehner se sont entendus pour ne pas divulguer les détails de leur conversation du week-end, mais de proches collaborateurs des deux hommes ont indiqué que les voies de communication restaient ouvertes.

Dans une nouvelle tentative de rallier l'appui populaire envers ses propositions, le président Obama s'est rendu au Michigan lundi pour parler à des travailleurs de l'automobile près de Detroit. Le président organise depuis quelques semaines des événements lors desquels il tente de capitaliser sur sa promesse de campagne de contrôler le déficit en augmentant les impôts des Américains les plus riches.

Même si les républicains s'opposent depuis longtemps à cette approche, certains d'entre eux suggèrent maintenant que leur parti accepte des hausses d'impôts pour les riches dans le but d'obtenir des concessions du président sur les programmes sociaux.

Mais M. Boehner a clairement dit lundi qu'il n'était pas prêt à adopter une telle position.

«L'offre des républicains faite la semaine dernière reste l'offre des républicains», a déclaré le porte-parole du président de la Chambre des représentants, Brendan Buck. Il faisait référence au plan des républicains, qui propose de récolter 800 milliards $ US en nouveaux revenus gouvernementaux sur dix ans en réduisant ou en éliminant des allégements fiscaux dont bénéficient les contribuables les plus riches, mais qui exclut toute hausse des taux d'imposition.

La Maison-Blanche n'a pas montré de signes de souplesse non plus. Le porte-parole Jay Carney a répété lundi qu'il ne pourrait y avoir d'accord sans une hausse du taux d'imposition des plus riches.

Le président Obama «est impatient de conclure un accord et il croit qu'un accord est possible», a dit M. Carney.