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10/12/2012 12:59 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

La CSDM peine à récupérer des frais de garde impayés

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) n'a pu récupérer qu'une fraction des frais de garde impayés qu'elle espérait aller chercher grâce à des agences de recouvrement. Radio-Canada a appris qu'elle n'avait recueilli que 70 000 dollars sur les 931 000 $ qu'elle visait.

Il s'agit des services de garde qui accueillent les enfants en dehors des heures de classe : avant et après l'école, ainsi que pendant la pause-midi. Près de 24 000 enfants y sont inscrits, soit plus d'un enfant sur deux au préscolaire et au primaire.

Or, même à 7 dollars par jour, certains parents ont de la difficulté à payer. On estime qu'un parent sur quatre est en défaut de paiement depuis 30 jours. Depuis 10 ans, ces frais impayés totalisent plus de 3,5 millions de dollars.

« Vous savez à la commission scolaire, au fil des années, malheureusement, il s'est établi une sorte de sentiment d'impunité. Qu'on paye ou qu'on ne paye pas, il n'y avait de conséquence, ce n'était pas grave », affirme Daniel Duranleau, président de la CSDM.

En juin dernier, la CSDM a mandaté trois agences de recouvrement pour récupérer une première de somme de 931 000 $. Mais au 31 octobre, seulement 70 000 $ avaient été remboursés.

La CSDM admet qu'elle devra éponger une partie des 860 000 $ restants. Elle doit maintenant décider si elle confiera le reste des comptes impayés à des agences de recouvrement. Mais elle mise surtout sur un suivi plus serré pour éviter que les comptes en souffrances ne s'accumulent.

« Quand la dette est de plusieurs centaines de dollars, on sait que les chances sont très grandes qu'il y aura non-recouvrement. La dette est rendue trop grande pour le parent », explique M. Duranleau.

La CSDM est déterminée à récupérer ce que lui doivent les mauvais payeurs, mais pas au point d'empêcher leurs enfants de fréquenter le service de garde.

Du moins pas pour le moment.

D'après un reportage de Denis-Martin Chabot