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10/12/2012 09:05 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

La Bourse italienne s'effondre après la démission inattendue de Mario Monti

ROME - La Bourse italienne s'est effondrée et les coûts d'emprunt du pays ont bondi, lundi, quand les investisseurs et les dirigeants européens se sont inquiétés de l'avenir politique et financier du pays après la démission inattendue du premier ministre Mario Monti.

La principale place boursière d'Italie, le FTSE MIB, perdait 3,6 pour cent de sa valeur en milieu de journée, à 15 128 points. Pendant ce temps, le taux d'intérêt sur les obligations de dix ans du gouvernement italien — qui témoigne de la confiance des investisseurs de voir un pays pouvoir rembourser ses dettes — a augmenté de 0,33 point de pourcentage à 4,8 pour cent.

M. Monti a annoncé samedi qu'il démissionnera plus tôt que prévu après l'adoption du budget 2013 par le Parlement, estimant que tout progrès politique est impossible depuis que le parti de l'ancien premier ministre Silvio Berlusconi lui a refusé son appui lors de deux votes cruciaux la semaine dernière.

Cette réaction des marchés démontre que le gouvernement Monti est perçu comme étant essentiel à la stabilité de l'Italie, a expliqué l'analyste Craig Erlam, de la firme Alpari.

La démission de M. Monti, probablement plus tard ce mois-ci, signifie que l'Italie organisera des élections générales en février prochain — soit six semaines plus tôt que prévu. M. Berlusconi a annoncé le week-end dernier qu'il se présentera au poste de premier ministre.

M. Berlusconi fait toujours l'objet d'un procès à Milan pour avoir possiblement eu des relations sexuelles avec une mineur et avoir ensuite profité de son poste pour étouffer l'affaire.

La jeune femme en question, Karima el-Mahroug, devait témoigner dans cette affaire lundi, mais elle ne s'est pas présentée. La procureure Ilda Boccassini, qui n'en est pas à ses premiers démêlés avec M. Berlusconi, a immédiatement accusé la défense de chercher à retarder le procès jusqu'à après la tenue des élections.