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10/12/2012 07:51 EST | Actualisé 09/02/2013 05:12 EST

Funérailles du chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de Syrie Ignatius IV Hazim

La cérémonie des funérailles du chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de Syrie, Ignatius IV Hazim, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, décédé mercredi à Beyrouth, s'est tenue lundi dans la Cathédrale de Marie, dans la vieille ville de Damas.

De nombreux dignitaires religieux de toutes confessions, en particulier le Patriarche des catholiques Grégoire III Laham, étaient présents, de même que le président du Parlement syrien Jihad Laham et plusieurs ministres.

La dépouille du patriarche, décédé à 92 ans des suites d'un accident vasculaire cérébral, avait été transférée dimanche en Syrie.

Plusieurs personnalités ainsi que des élèves d'écoles chrétiennes de Damas ont défilé dimanche après-midi et lundi matin devant la dépouille exposée dans la cathédrale pour lui rendre un dernier hommage.

A la fin de la célébration, des prélats, accompagnés des scouts, ont porté le cercueil jusqu'au Caveau des Patriarches, situé dans la Cathédrale de Marie où Ignatius IV Hazim a été inhumé.

Dans une déclaration à la télévision officielle syrienne faite avant la cérémonie, le ministre de l'Information Omrane al-Zohbi a rendu hommage à "un grand homme de stature national et international, dont la mort est une perte pour l'humanité".

Le ministre pour les Affaires de la Présidence, Mansour Azzam, représentant personnel du président Bachar al-Assad, a évoqué pour sa part "une personnalité d'envergure internationale", en saluant ses "positions nationales sur les problèmes de la région".

En mars 2012, un an après le début du soulèvement populaire contre le président Assad, Monseigneur Hazim, cité par le quotidien al-Watan, proche du régime, avait mis en garde contre toute ingérence étrangère en Syrie, estimant que cela aurait des répercussions négatives "aussi bien sur les chrétiens que sur les musulmans".

Né en avril 1920 à Mhardé, un village près de Hama (centre), Mgr Hazim a suivi des études de philosophie à l'Université américaine de Beyrouth en 1945, puis s'est rendu en France en 1949 pour des études de liturgie, selon la biographie fournie par le patriarcat.

A son retour, il a fondé l'institut de liturgie orthodoxe à l'Université de Balamand au Liban. Devenu évêque en 1962, il a été élu comme 157e patriarche d'Antioche en juillet 1979 et intronisé dans la Cathédrale de Marie à Damas.

L'église grecque-orthodoxe d'Antioche est l'une des 14 églises autocéphales rassemblées au sein de la Communion orthodoxe. Forte de 1,8 million d'âmes, la communauté chrétienne syrienne est restée globalement à l'écart de la révolte contre le régime du président Assad, qui s'est transformée en conflit armé face à la répression.

rm/sk/cco