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09/12/2012 02:04 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Polémique électorale en Israël après la visite de Mechaal à Gaza

La droite israélienne dirigée par Benjamin Netanyahu et l'opposition s'accusent dimanche d'avoir renforcé le Hamas à l'occasion de la première visite dans la bande de Gaza du chef en exil de ce mouvement islamiste Khaled Mechaal, à l'approche des élections du 22 janvier.

Le ministre de l'éducation Gideon Saar du Likoud, le parti de M. Netanyahu a dénoncé le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005 et affirmé que "tous les partis qui prônent de nouveaux retraits en Judée-Samarie (Cisjordanie) vont amener le Hamas au pouvoir" dans cette région. "Seul un gouvernement ferme dirigé par Benjamin Netanyahu peut faire face à l'Iran et son émissaire le Hamas", a ajouté M. Saar.

M. Netanyahu a pour sa part accusé lors du conseil des ministres hebdomadaire Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne de "n'avoir pas condamné les déclarations sur la destruction d'Israël (de Khaled Mechaal) de même qu'il n'avait pas condamné les tirs de missiles contre Israël", à partir de la bande de Gaza.

"Malheureusement, il (Mahmoud Abbas) aspire à une unité avec le Hamas qui est soutenu par l'Iran", a ajouté M. Netanyahu selon un communiqué. Concernant la Cisjordanie, M. Netanyahu a souligné qu'il n'avait pas l'intention de "commettre la même erreur que celle commise avec le retrait unilatéral de la bande de Gaza (en 2005) qui a amené le Hamas au pouvoir". "Nous résisterons aux pressions internationales", a-t-il prévenu.

Le chef du "Foyer juif", un parti ultra-nationaliste Naftali Bennet, allié du Likoud et crédité de 12 députés sur 120 par les sondages, a souligné que son mouvement ferait pression au sein du prochain gouvernement pour empêcher une visite du genre de celle effectuée par Khaled Mechaal.

"Je ne comprends pas pourquoi nous l'avons laissé entrer à Gaza et pourquoi une fois qu'il s'y trouve on le liquide pas, car il mérite la mort", a affirmé M. Bennet.

Tzipi Livni, la dirigeante du nouveau parti centriste d'opposition HaTnuha, a estimé que le Hamas a "fêté samedi une défaite du gouvernement israélien. Chaque jour qui passe sous ce gouvernement, le Hamas se renforce et Israël s'affaiblit". "Ce gouvernement a négocié avec le Hamas et, pire encore, lui a permis d'obtenir une légitimé internationale", a ajouté Mme Livni dans un communiqué.

Mme Livni a également dénoncé à la radio publique la politique du gouvernement Netanyahu qui consiste à "négocier avec le Hamas et qui affirme ensuite qu'Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas) est faible et refuse de mener de véritables négociations avec lui".

Elle faisait allusion aux négociations menées par le Hamas et Israël par l'intermédiaire de l'Egypte ayant permis un cessez-le-feu fin novembre à l'issue de l'opération "Pilier de sécurité" dans la bande de Gaza.

Un autre dirigeant de l'opposition centriste le député Shaul Mofaz avait regretté samedi qu'Israël n'ait pas tué Khaled Mechaal.

Khaled Mechaal est en visite depuis vendredi dans la bande de Gaza, sa première en territoire palestinien depuis 1967. Samedi, il a exclu de renoncer à l'ensemble de la Palestine mandataire et de reconnaître l'Etat d'Israël, tout en appelant à l'unité nationale palestinienne.

jlr/hj

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