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09/12/2012 02:56 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Les rebelles craignent de voir des armes chimiques sur garnison assiégée

Les rebelles ont suspendu leurs bombardements sur la base militaire de cheikh Souleimane, garnison qu'ils assiègent depuis plusieurs semaines dans le nord-ouest de la Syrie, redoutant la présence d'armes chimiques, selon l'un de leurs commandants dans la région.

"Il y a une probabilité pour qu'il y ait des armes chimiques sur la base de cheikh Souleimane, même si nous n'en sommes pas totalement sûrs", a déclaré à l'AFP Cheikh Azam Ajamar.

A environ 12 km au nord-ouest de la ville d'Alep, la base de cheikh Souleimane est la dernière garnison de l'armée dans cette région limitrophe des provinces d'Alep et d'Idleb, aujourd'hui presque entièrement sous contrôle de la rébellion.

La base abrite en particulier un "Centre de recherche scientifique" ultra-secret qui pourrait être lié au programme d'armement chimique du régime de Damas, selon plusieurs commandants rebelles des unités faisant le siège de la garnison.

Les rebelles, qui promettaient fin novembre un assaut imminent sur la base, l'ont finalement reporté, du fait de la possible présence de ces armes ou de produits toxiques, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources rebelles.

"Nous avons étudié la situation, les conditions n'étaient pas réunies pour attaquer, nous avons donc revu nos plans en conséquence", a confirmé Cheikh Ajamar.

"Si nous attaquons cheikh Souleimane, nous craignons d'endommager ces armes chimiques. Donc nous allons prendre notre temps, nous avons choisi l'option d'assiéger la base plutôt que de l'attaquer", a expliqué ce chef militaire, à la tête d'un centre de commandement rebelle à Bishqatin, à 4 km à l'ouest d'Alep.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas utilisé d'armes lourdes pour bombarder cheikh Souleimane, et nous ne le ferons pas" pour éviter tout accident avec les armes ou produits toxiques peut-être stockés sur place.

"Nous continuerons de faire le siège de la base, sans y pénétrer, jusqu'à la chute du régime à Damas et à l'arrivée au pouvoir d'une autorité légitime", a poursuivi Cheikh Ajamar, ajoutant: "Même si cela doit prendre du temps, ce n'est pas un problème".

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