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09/12/2012 06:47 EST | Actualisé 08/02/2013 05:12 EST

Le Qatar veut revoir le plan de paix arabe, défendu par Abou Mazen

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a appelé dimanche les pays arabes à revoir leur plan de paix au Proche-Orient, que le président palestinien a cependant défendu.

Dix ans après l'adoption du plan de paix arabe, "nous devons objectivement revoir le processus de paix, y compris le plan arabe", a déclaré cheikh Hamad à l'ouverture à Doha d'une réunion du comité ministériel arabe de suivi de ce plan.

Il a ajouté que les pays arabes devraient définir "(leur) feuille de route pour la prochaine phase" à la lumière des "changements successifs dans la région", en référence aux bouleversements politiques survenus au Moyen-Orient dans la foulée du Printemps arabe.

"L'initiative de paix arabe ne sera pas là éternellement et nous ne voulons pas une paix à n'importe quel prix. Pour nous, la paix ne signifie pas une reddition", a-t-il encore dit.

Il se référait au plan de paix, d'inspiration saoudienne, qui offre depuis 2002 à l'Etat hébreu une normalisation des relations en échange notamment d'un retrait israélien des territoires arabes occupés en 1967.

Israël a jugé certains éléments positifs mais n'a jamais accepté cette initiative.

Cheikh Hamad, qui est également ministre des Affaires étrangères du Qatar, a en outre vivement critiqué le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui a, selon lui "prouvé son échec".

"Il faut reconsidérer aussi la mission du Quartette et étudier l'opportunité de son maintien. Le Quartette a prouvé son échec et son incapacité à réaliser quoi que ce soit", a-t-il dit l'adresse des ses pairs arabes membres du comité ministériel arabe et du président palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen).

Mais le président palestinien a pris la défense du plan de paix arabe. "II n'est pas permis, d'aucune manière, de retirer de la table ce plan, qui doit être maintenu", a-t-il dit.

Et d'ajouter: "Son retrait signifie (aller à) la guerre". "Sommes-nous prêts à la guerre ? Personnellement, je ne suis pas prêt", a-t-il martelé sur un ton sévère.

Le Quartette international pour le Proche-Orient, qui a pour émissaire l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, a été lancé en 2002 mais les discussions de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne sont aujourd'hui dans l'impasse.

fb/tm/hj