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09/12/2012 10:51 EST | Actualisé 08/02/2013 05:12 EST

Harcèlement à la GRC: les policiers poursuivis nient les allégations

VANCOUVER - Les policiers nommés dans la poursuite pour harcèlement sexuel de la caporale Catherine Galliford contre la GRC nient leur implication dans des déclarations de défense, à l'instar du gouvernement fédéral, qui a émis son démenti plus tôt cette année.

Mme Galliford était porte-parole à la GRC et a travaillé notamment dans l'affaire de l'attentat d'Air India et le cas du tueur en série Robert Pickton. Elle a déposé sa poursuite en mai, disant avoir été victime de harcèlement et d'abus sexuels de la part de ses collègues et supérieurs pendant deux décennies.

En plus de la GRC, la poursuite de Mme Galliford nomme les policiers Marvin Wawia, Mike Bergerman et Doug Henderson, de même qu'un médecin, Ian MacDonald et un officier de la police municipale de Vancouver, Phil Little, qui participait à une unité d'enquête conjointe avec la GRC sur les femmes disparues.

M. Wawia, M. Bergerman et M. Henderson ont chacun déposé leur défense la semaine dernière, niant les allégations de Mme Galliford. M. Little a déposé sa défense en octobre et M. MacDonald a déposé la sienne peu après celle du gouvernement en juillet.

Mme Galliford a détaillé pour la première fois les allégations dans des entretiens avec les médias l'année dernière, après quoi plusieurs autres femmes policières ont divulgué leurs propres histoires d'abus, ainsi que des poursuites.

La série d'accusations a entaché la réputation de la police fédérale et soulevé des questions sur son traitement des femmes.

Des responsables ont admis qu'il y existait des problèmes à la GRC et ont promis de faire les démarches nécessaires pour les corriger, mais la GRC s'est toujours défendu d'avoir eu tort dans ses réponses aux allégations de Mme Galliford et d'autres femmes.

Janet Merlo, l'une des femmes qui a déposé une poursuite contre la GRC dans la foulée des déclarations de Mme Galliford, a travaillé au sein de la GRC pendant 19 ans. Elle a déposé un recours collectif en mars qui expliquait qu'elle avait été la cible de commentaires sexistes, de blagues à caractère sexuel et de remarques dénigrantes au travail. Son avocat a suggéré que des dizaines d'autres policières seraient prêtes à se joindre à la poursuite.