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09/12/2012 01:36 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Bopha devient une tempête tropicale et se rapproche des Philippines

Le typhon Bopha a été rétrogradé au rang de tempête tropicale, quelques heures avant qu'il ne soit de retour sur les Philippines après un premier passage meurtrier, mercredi.

Les Philippins du nord de l'archipel, où se trouve la capitale, Manille, seront donc épargnés des forts vents qui ont ravagé le sud du pays, faisant plus de 500 morts, 800 disparus et des centaines de milliers de sans-abris.

Les météorologues croient que la tempête pourrait éviter l'archipel cette fois et rester dans la mer de Chine, même si elle se fera sentir.

Les fortes pluies ont commencé à s'abattre dimanche matin sur l'île de Luzon, la principale île du nord. Le chef de la sécurité civile a dit s'attendre à des inondations dans les terres les plus basses et à des glissements de terrain.

Les habitants avaient été avertis des risques d'inondations et les services d'urgence se préparent à intervenir rapidement pour limiter les dégâts. Environ 400 000 personnes habitant des régions à risque ont fui leur domicile par mesure de prévention.

Le bilan du premier passage de Bopha s'élève maintenant à 548 morts et plus de 800 disparus. De plus, environ 200 000 personnes se trouvent toujours dans des centres d'accueil. En réponse à la crise, le président Benigno Aquino a déclaré samedi l'état de catastrophe naturelle, qui permet aux autorités d'avoir accès à des fonds spéciaux pour les services de secours et prévient toute hausse des prix des denrées de première nécessité.

Plusieurs facteurs en cause

Les ravages causés par la vingtaine de typhons et de tempêtes majeures qui s'abattent chaque année sur l'archipel de plusieurs milliers d'îles s'expliquent par plusieurs facteurs, selon des experts.

Des centaines de petites mines d'or illégales se retrouvent sur les montagnes de l'île de Mindanao, fragilisant les sols et les rendant plus vulnérables. De plus, la déforestation est importante dans cette région. Pas de barrières naturelles donc, pour empêcher les coulées de boue.

Selon les autorités locales, 40 % de la richesse de la région est issue des activités minières illégales, dont dépendent financièrement 20 % de la population.