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09/12/2012 09:45 EST | Actualisé 08/02/2013 05:12 EST

Alger insiste sur la sécurisation des frontières devant les polices arabes

Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a pressé dimanche les chefs de police des pays arabes réunis à Alger à surveiller leurs frontières et à coopérer contre le crime organisé international.

"Il faut accorder l'importance voulue à la sécurisation et à la surveillance des frontières à travers une coopération et une coordination efficaces entre les pays en procédant à des échanges d'informations afin d'éviter l'infiltration des frontières par les réseaux terroristes, du crime organisé et transnational", a déclaré M. Ould Kablia à l'ouverture du 36e congrès des directeurs généraux de police et de sécurité arabes.

La sécurisation des frontières a été présentée comme un élément clef dans la situation au Sahel par plusieurs acteurs cette semaine.

Jeudi, le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns avait appelé lors d'une courte visite à Alger "tous les voisins du Mali à augmenter leurs patrouilles frontalières pour couper le flux des armes, de la drogue, du carburant et des combattants au Mali".

Après lui, le président tunisien Moncef Marzouki avait sonné l'alarme vendredi sur la montée en puissance du trafic d'armes en Afrique du Nord et les risques sécuritaires que cela représentait dans le contexte de l'occupation du nord du Mali par des extrémistes islamistes.

M. Ould Kablia a estimé qu'il fallait "tarir" les sources de financement des réseaux criminels, qui ont "pris de l'ampleur ces dernières années pour dépasser les frontières du pays", en évoquant la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Le ministre a appelé à la conjugaison des efforts de "tous" et à une coopération régionale et internationale "concrète" pour "traquer" les criminels et les empêcher de s'infiltrer à travers les frontières.

Quinze pays assistent à cette rencontre de deux jours qui se déroule à huis clos pour examiner notamment les moyens de "coopération entre les services de sécurité et les ONG pour garantir les droits de l'Homme".

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