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08/12/2012 05:47 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Sommet sur le climat à Doha, au Qatar: le protocole de Kyoto sera prolongé

DOHA, Qatar - Les représentants de quelque 200 pays à la Conférence sur les changements climatiques de Doha, au Qatar, se sont entendus samedi pour prolonger les mesures du protocole de Kyoto jusqu'en 2020.

Le pacte, qui a vu le jour en 1997, limite la production de gaz à effet de serre de certains pays riches. Il venait à échéance cette année.

La prolongation a été adoptée après plusieurs séances houleuses et en dépit de l'objection de la Russie. La série de décisions inclut également des promesses vagues de financement pour aider les pays pauvres à faire face aux changements climatiques.

Même si les attentes étaient faibles avant cette conférence de deux semaines à Doha, plusieurs pays en voie de développement ont indiqué que l'accord était insuffisant pour combattre la hausse de la température qui fait monter le niveau des océans. Certaines îles du Pacifique croient que ceci met leur existence en péril.

«Ceci n'est pas ou nous voulions en être à la fin de cette réunion, je vous assure», a lancé Kieren Keke, le ministre des Affaires étrangères de Nauru, qui mène une alliance de petits États insulaires. Il a fait valoir que le protocole n'était pas où il devait être pour prévenir la submersion d'îles «et d'autres impacts inimaginables».

La deuxième phase du protocole de Kyoto s'amorce toutefois après que le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Russie se sont retirés de l'accord et couvrira donc seulement 15 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

De leur côté, les États-Unis n'ont jamais ratifié le protocole de Kyoto, en partie parce que l'accord n'incluait pas la Chine et d'autres pays en voie de développement à la croissance rapide.

Les pays pauvres sont arrivés aux pourparlers en demandant un échéancier sur la façon dont les pays riches augmenteraient l'aide financière pour qu'ils puissent lutter aux changements climatiques. Il y a trois ans, les pays riches avaient promis de faire monter cette aide à 100 milliards $ annuellement d'ici 2020.

Mais ceux-ci, dont les États-Unis, des membres de l'Union européenne et le Japon, sont toujours aux prises avec les effets d'une crise financière et n'étaient pas intéressés à discuter de détails sur une aide aux pays pauvres à Doha.

L'entente convenue ne fixe pas d'échéancier de financement à moyen terme. Elle mentionne seulement le besoin d'identifier des façons d'augmenter le financement contre les changements climatiques.

L'objectif est maintenant d'en arriver à une entente d'ici 2015 qui lierait tous les pays lorsque le protocole de Kyoto viendra à échéance.