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08/12/2012 12:10 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Émilie Robillard veut faire du 8 décembre une journée contre l'intimidation

MONTRÉAL - Une élève du troisième secondaire, Émilie Rémillard, a encouragé les Québécois à porter le brassard blanc samedi, dans le cadre de la deuxième journée contre l'intimidation qu'elle organise.

Ébranlée par le suicide de la jeune Marjorie Raymond en novembre 2011, l'élève de 15 ans s'est lancée l'an dernier dans une campagne de sensibilisation qui l'a amenée à rencontrer le premier ministre de l'époque, Jean Charest, et l'ex-ministre de l'Éducation Line Beauchamp.

Bien que «rien de concret» n'ait émané de cette rencontre, Émilie Rémillard ne lâche pas prise: elle veut que le 8 décembre soit proclamé «Journée contre l'intimidation» partout dans la province. Elle prévoit tenter de rencontrer des membres de la classe politique après la période des Fêtes.

À Thetford Mines, où elle fréquente la polyvalente, l'adolescente a distribué samedi des brassards blancs pour informer la population de la cause qu'elle défend. Sur la page Facebook qu'elle a créé pour l'événement, plus de 700 personnes ont manifesté leur intention d'y participer. Certains sont de Thetford Mines, mais d'autres habitent Québec, Montréal, Sherbrooke ou Trois-Rivières.

Émilie Robillard estime qu'une dizaine d'écoles ont pris part à l'initiative en distribuant des brassards vendredi et ajoute que plusieurs commerces en ont fait imprimer pour les donner à leurs employés.

«C'est vraiment encourageant, surtout de voir que plusieurs villes ont proclamé le 8 décembre la journée contre l'intimidation», lance l'adolescente, modeste.

Émilie Robillard bénéficie du soutien de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale, qui souhaite également donner une portée provinciale et plus officielle à l'événement.

Elle assure qu'elle n'a jamais été victime d'intimidation, mais que le suicide de Marjorie Raymond l'a poussée à passer à l'action.

La mort de Marjorie Raymond, une adolescente de 15 ans, avait entraîné un témoignage de sa mère soutenant que des problèmes d'intimidation et de violence à l'école avaient mené sa fille au suicide. Le rapport du coroner a finalement conclu que les difficultés d'intégration à la vie scolaire de l'adolescente de 15 ans et son «mal de vivre» avaient également été des facteurs d'influence.