NOUVELLES
08/12/2012 01:58 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

Les principaux points de l'accord de Doha sur le changement climatique

De la seconde période d'engagement du protocole de Kyoto aux questions d'aide financière aux pays du Sud, voici les principaux points de l'accord de Doha sur la lutte contre le changement climatique:

- L'ACTE II DU PROTOCOLE DE KYOTO:

La seconde période d'engagement, après la première qui expire fin décembre 2012, s'étalera du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020.

Elle concerne l'Union européenne, la Croatie et l'Islande, et huit autres pays industrialisés dont l'Australie, la Norvège et la Suisse, soit 15% des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) dans le monde.

Chaque pays "réexaminera" ses objectifs chiffrés de réduction de GES "au plus tard en 2014".

- AIDE FINANCIERE AUX PAYS DU SUD POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE:

Le texte de Doha "presse" les pays développés à annoncer de nouvelles aides financières "quand les circonstances financières le permettront" et à soumettre au rendez-vous climat de 2013 à Varsovie "les informations sur leurs stratégies pour mobiliser des fonds afin d'arriver à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020".

- REPARATION POUR "PERTES ET DOMMAGES" CAUSES AUX PAYS DU SUD PAR LE RECHAUFFEMENT:

A Varsovie, des "arrangements institutionnels, comme un mécanisme international, seront décidés pour s'occuper de la question des pertes et dommages liés aux impacts du changement climatique dans les pays en développement particulièrement vulnérables.

Ce point a été très disputé entre les pays du Sud, qui s'estiment victimes des actions du Nord ayant déréglé le climat, et les Etats-Unis, qui craignent qu'un "mécanisme" ne mène un jour à des actions en justice et ne veulent pas débourser plus que ce qui a déjà été prévu dans les divers accords de l'ONU sur le climat.

- VERS UN ACCORD GLOBAL ET AMBITIEUX EN 2015:

L'accord de Doha réaffirme l'ambition d'adopter "un protocole, un autre instrument juridique ou un accord ayant force juridique" à la conférence de l'ONU prévue en 2015 pour une entrée en vigueur en 2020, et rappelle l'objectif de parvenir à limiter la hausse de la température à +2°C.

Contrairement au protocole de Kyoto, cet accord ne concernera pas que les nations industrialisées mais tous les pays, y compris les grands émergents et les Etats-Unis.

Un texte devant servir de base pour les négociations doit être disponible "avant mai 2015" et l'accord de Doha "accueille favorablement" la proposition du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de réunir les "dirigeants mondiaux" en 2014 sur cette question.

mlr-cls/fc