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08/12/2012 04:47 EST | Actualisé 07/02/2013 05:12 EST

La Coupe du monde de sprints en ski de fond remplit ses promesses à Québec

QUÉBEC - Québec a prouvé qu'elle mérite de faire partie du calendrier de la Coupe du monde de courses de sprint en ski de fond pour les années à venir.

Samedi, en tout cas, Alex Harvey et Louis Bouchard n'étaient pas peu fiers de leurs concitoyens, qui ont fait de l'événement en fin de semaine un succès d'organisation et d'affluence.

Le fondeur vedette du Canada et l'entraîneur de l'équipe canadienne ont dit croire que la Fédération internationale de ski (FIS) voudra revenir.

«C'est écoeurant, je n'en reviens pas, a lancé Bouchard, tout juste avant les finales individuelles. Il y avait plus de monde que dans les pays scandinaves. Aujourd'hui, j'avais le sentiment qu'il y avait plus de monde qu'à Stockholm, en Suède. C'est très impressionnant. Les dirigeants de la FIS ont dû se demander en fin de semaine s'ils étaient en Scandinavie ou à Québec.»

Les organisateurs soutiennent que près de 50 000 personnes ont envahi le site de compétition devant l'Assemblée nationale, vendredi et samedi.

Harvey, jeune homme dur à impressionner, a parlé de la concrétisation d'un rêve pour lui.

«C'est ce dont je rêvais, avec tout ce soutien de la foule, a-t-il avoué. Les gens ont répondu à l'appel, comme ils le font quand il y a des compétitions internationales comme le Red Bull Crashed Ice. C'était bien organisé, les gens de GESTEV ont fait de l'excellent travail, et les conditions de neige étaient les meilleures qu'on peut avoir dans une compétition urbaine. Si la FIS ne revient pas à Québec, ce sera bizarre.»

C'était la première incursion de la FIS en Amérique du Nord pour des épreuves de sprint en milieu urbain. C'était donc normal que Harvey et Bouchard eurent été habités par le doute.

«J'avais des doutes parce que c'est quand même du ski de fond, a résumé Bouchard. Le sport a beau gagner en popularité, de là à créer de l'engouement comme pour le hockey. C'était quasiment une journée de hockey aujourd'hui. Le monde a l'air de triper.»

La relève choyée

En plus d'avoir ravi le public, l'événement a fourni l'occasion à plusieurs jeunes de la relève de faire leurs débuts dans la cour des grands.

Samedi, le Québécois d'âge junior, Raphaël Couturier, a fort bien paru à ses débuts en Coupe du monde, en obtenant la 51e position sur les 73 compétiteurs en lice dans les qualifications.

Couturier, de Lévis, avait déjà hâte de se rendre à Canmore, en Alberta, la semaine prochaine.

Chez les filles, Cendrine Browne, de Saint-Jérôme, Camille Pépin, de Sorel, et Gabrielle Lemire, de Québec, arboraient de larges sourires, même si elles avaient fermé la marche des 62 inscrites. Browne a terminé à 36,07 secondes de la plus rapide des qualifications, la Finlandaise Mona-Lisa Malvalehto.